Bientôt ensemble
Là-bas, loin de nos bases
Au cœur des vieux volcans
Un froid samedi d’automne
Rien que nous sur ce parking
Enlacés, seuls au monde
Noyés dans notre bonheur
Tant souhaité ce moment
M.M. – 27 novembre 2010
➡️ Mes passions : 🐾 Mes doudous, 🏝️ L'île de Majorque (voir le blog que je lui consacre), 🇫🇷 La découverte de la France (ses monuments, ses paysages, ses traditions, ses spécialités, etc...). ➡️ Mes hobbies : 🌳 La généalogie (plus qu'un hobby, plus qu'une passion, mon métier depuis 1997) 📸 La photographie, ✍🏼 L'écriture de poèmes. ➡️ Et d'autres choses à découvrir au fil des articles.
Bientôt ensemble
Là-bas, loin de nos bases
Au cœur des vieux volcans
Un froid samedi d’automne
Rien que nous sur ce parking
Enlacés, seuls au monde
Noyés dans notre bonheur
Tant souhaité ce moment
M.M. – 27 novembre 2010
Retrouvailles
Toi, jeune homme un peu foufou
Moi, adolescente bien trop sage
Toi, déjà tout d’un jeune loup
Moi, réservée, un peu sauvage
Que tu fascines ou que tu insupportes
Tu ne laissais personne indifférent
Elèves, professeurs ou surveillantes
Tu sortais du lot, indéniablement
Les filles étaient toutes folles de toi
Les garçons rêvaient de te ressembler
Dans la cour de récré, tu étais le roi
Certains sûrement devaient te jalouser
Quelques unes déploraient ton chahut
Qui, soi-disant, dérangeaient les cours
N’étaient-elles pas simplement déçues
Que tu ne leur accordes qu’un bonjour
Puis cette newsletter dans mes mails entrants
Emanant d’un site d’anciens copains d’école
Par manque d’intérêt, par manque de temps
Qu’habituellement, vaguement, je survole
Mais là, ces nom et prénom m’interpellent
Ma curiosité étant plus forte que ma timidité
Je me permets d’envoyer un message virtuel
Auquel, vite, je reçois une réponse inespérée
Et oui, plus d’un quart de siècle s’est écoulé
Mais le contact reprend comme ininterrompu
Nos vies n’ont pas été celles qu’on avait rêvées
Maintenant, il faut rattraper le temps perdu…
M.M. – 11 novembre 2010
Madame la Présidente
Il faisait un superbe temps estival
En ce samedi après-midi automnal
Direction les monts du Limousin
Où je te sais au bout du chemin
Après les trois concerts de cet été
Celui-ci était vraiment inespéré
Pas très proche mais pas assez loin
Pour que je reste dans mon coin
Très sympathique l’accueil reçu
De loin, tu nous avais aperçues
Tu t’apprêtais à faire la balance
Entre ambiance et connivence
Après le dîner pris en ta compagnie
Instant magique, moment béni
On a rejoint la table d’honneur
Devant la scène, face au chanteur
Et pendant toute cette journée
Au fond de moi ma timidité rangée
Car ont été mis de manière évidente
Mon rôle et statut de Présidente !
M.M. – 09 novembre 2010
Clap de fin
Au moment où la Jeanne rentre au port
Toi, tu perds ton combat contre la mort
Et cette froide et austère chambre d’hôpital
Est, malheureusement, ta dernière escale
Depuis ton départ, je traîne dans la ville
Ta tendresse me manque, attention fragile
Et j’en frissonne dans cette rue barbare
Pourtant revêtue de ton long manteau noir
Hécate habite chez moi depuis ce jour-là
On joue à des jeux de société mais sans toi
Cette idée d’organiser une boum est ridicule
Je fais de la résistance, je reste dans ma bulle
Le gitan me dit que c’est une année à méduses
Et elles créent un vent de panique ces intruses
Le juge me parle de meurtres dans un domicile
Le toubib me conseille une nouvelle vie, facile…
Mais te voilà redevenu poussière, mon ange
Et je devrais trouver le grand pardon, étrange
Face à cet ogre qui nous a pris le fils préféré
Toi croqueur de vie, ta dernière cabriole est ratée
Notre passion d’amour a perdu son bras de fer
Ces spécialistes avaient la tête du tueur, l’enfer
La vie n’est jamais ni blanche, ni bleue, ni rouge
Mais une poursuite implacable, fallait que ça bouge
Sur le fil, tu espérais arriver à vaincre cette maladie
Comme le K2, la Dame-Jeanne ou la Transamazonie
Comme une répétition, un aide-mémoire, encore Jeanne
Toi, Prince de Hombourg et libertin, est-ce ta courtisane ?
Ce fleuve capricieux que fut la vie de cet homme voilé
C’était une affaire de goût pour le double de ma moitié
Comme les marins perdus, je reste la fille dans l’azur
Moi fleur bleue vouloir toi, jamais plus toujours, je le jure.
M.M. – 01er août 2010