Notre salade de ce soir : riz, avocat, mangue et raisins secs, huile d'olive et vinaigre balsamique.


 

A quoi bon ?


A quoi bon ?


Ce n’était pas mon histoire,

Je n’avais rien à pardonner,

Mais on m’a laissé le soin de croire

Que je devais tout endurer.


Alors j’ai boudé, plusieurs années,

Avec ma colère et mes silences,

Le temps a fini par m’apaiser,

Et j’ai retrouvé l’envie de ta présence.


Puis je me suis demandé :

A quoi bon revenir maintenant ?

Tant d’années déjà sont passées,

Que reste-t-il de nous, après si longtemps ?


Mais je ne voulais pas regretter

De n’avoir jamais fait un pas.

Alors je suis revenue vers mon passé

En ignorant ce que je trouverais là-bas.


Peut-être qu’il n’y avait rien à réparer,

Rien à comprendre, rien à pardonner.

Juste une histoire qui m’avait échappée,

Et que j’avais pourtant portée.


Alors, même si tout a changé,

Même si rien ne sera plus comme avant,

Je crois que ça valait le coup d’essayer,

Et de revenir malgré tout ce temps.


M.-M. - 10 août 2026

Accro... et j'assume !!!


Accro... et j'assume !!!


Il y a des dépendances qui font peur,

Et puis il y a les plus douces, les meilleures.

Celles qui naissent sans faire de bruit,

Et qui colorent doucement la vie.


La mienne ne tient ni dans un verre,

Ni dans la fumée qui s'élève dans l'air.

Elle se cache dans une voix, un refrain,

Qui me suit le soir comme le matin.


Mon "problème" porte un micro à la main,

Transforme les silences en lendemains.

À chaque chanson, je perds un peu la raison…

Mais c'est une bien belle obsession.


Mon chanteur préféré, celui qui me fait vibrer,

À chaque mélodie, je me laisse emporter..

Alors si c'est une addiction, je plaide coupable,

Car elle rend les jours un peu plus agréables.


Et si un jour il fallait vraiment me soigner,

Je demanderais simplement… une tournée.

Parce qu'il existe des dépendances sans danger :

Celles qui font sourire, chanter… et rêver.


M.M. - 01 Août 2026


A l'ombre de ton regard


A l'ombre de ton regard


Depuis si longtemps tu habites mon cœur

Un amour discret empreint de tant d'ardeur

Jamais il ne s'est tu, malgré toutes les années

Ton regard noir, rieur, vient troubler mes pensées


Je rêvais d'un enfant, né de notre tendresse

Le fruit de notre histoire, de nos promesses

Un petit nous deux, portant dans son regard

La douceur de ton sourire, son éclat, son pouvoir


Je rêve, toujours, que tu me fasses l’amour

Lentement, passionnément, jusqu’au bout du jour

Que tes mains sur ma peau effacent le temps

Que tes bras me gardent, contre toi, longtemps


Je rêve que tu m'aimes avec tout ton désir

Que nos corps enlacés apprennent à s'unir

Que le temps s'efface dans la douceur de tes baisers

Et que chacune de tes caresses vienne me rassurer


Je rêve que ton corps contre moi soit mon refuge

L'horizon apaisé où plus personne ne me juge

Que nos souffles mêlés défient les heures qui fuient

Et gravent notre amour au silence de nos nuits


Je rêve de me blottir dans tes bras protecteurs,

Y déposer tous mes doutes et toutes mes peurs

Fermer enfin les yeux sans craindre le lendemain,

Sentir battre ton cœur doucement sous ma main.


Si un jour tu le sens, si ton coeur m’appelle,

Sache que je t’attends, fidèle et éternelle.

Car même en silence, mon amour a grandi,

Au fil des années, tout au long de ma vie


Dans chacun de mes rêves, dans chacun de mes jours,

C'est toujours ton visage qui revient pour toujours.

Et s'il est un destin dont j’ai tellement rêver

C'est marcher près de toi et simplement t'aimer.


M.- M. 31 juillet 2026

Une journée hors du temps


Une journée hors du temps

 

Cet après-midi doré, comme un cadeau du ciel,
Où chaque instant dépassait mes rêves les plus fous ;
Le temps semblait figé, si tendre, si léger, si irréel,
Dans une bulle de bonheur qui n'appartenait qu'à nous.


Puis vint ce dîner simple, offert par le destin,
Entre amitié sincère et douce complicité.
Un trésor discret que le cœur vient cueillir enfin
Bien au-delà de tout ce que j'avais imaginé


Et puis le concert... celui qui me désarme.
Dès les premières notes, mon souffle s'est arrêté ;
Je le connaissais tant... et pourtant, quel charme !
C’était lui, et pourtant un autre homme était né.


Malgré les années qui passent, il reste magnétique,

Cette élégance rare qui défie le temps ;

Charmeur comme toujours, encore plus authentique,

Et je l'ai redécouvert... tout simplement.


Les cloches du village accompagnaient ses chansons,
Comme si le ciel lui-même voulait battre la mesure ;
Chaque note procurait de nouvelles sensations,
Effaçant du monde certain souvenir et toute blessure.


Merci à ce jour fou, à ce dîner enchanté,

À cette soirée magique où j’ai tout oublié.

Même épuisée par la route et les kilomètres avalés,

J’ai vécu un rêve éveillé… et je le garde gravé.


M.M. - 28 Juillet 2026


Tellement toi


M.M - 28 juillet 2026

 

Neuf ans entre parenthèses, comme si c’était hier…


Neuf ans entre parenthèses, comme si c’était hier…


Pendant des semaines entières,

Cette date habitait mon cœur.

Après Couiza et ses chimères,

Restait vivante ma ferveur.


Vers Saint-Didier dans le Vaucluse,

Maman, notre amie et Loona avec moi

Le trac grandissait sans excuse

Neuf ans déjà… dans quelques mois.


Il arriva tard, freiné par le feu,

L'A9 fermée, le sud dans l'émoi.

Enfin sa voiture, dans la rue, en plein milieu

Il en descendit sans regarder vers moi.


Tout près de nous il vint à passer,

Absorbé par l'orchestre et son matériel.

Maman et notre amie ne pouvaient s'empêcher

D'en sourire, trouvant la scène irréelle.


Puis vint l’instant de la voiture à bouger,

Demi-tour difficile, mal engagé.

Sans réfléchir, vers lui je suis allée,

Le coeur battant mais déterminée.


«Jean-Pierre…» murmurai-je doucement.

Il se retourna, vers moi,  en un éclair,

Son visage s’illumina chaleureusement

«Ohhhh Martine !» et ses bras m’enlacèrent


Neuf années s'effacèrent alors,

Son regard avait gardé sa chaleur.

Sa voix, son sourire valaient de l'or,

Comme autrefois, avec la même douceur.


«Et Maman ?» demanda-t-il curieux.

Un signe de la main, un «j'arrive» promis.

Il lui dit qu’il la trouvait au mieux

Et il fit la connaissance de notre amie


Après la balance, il vint à nos côtés,

Sa main glissait de mon épaule à mon dos...

«Michèle, en dix ans, ta fille n’a pas changé»

Ses mots balayaient les années de trop.


Le concert fut magnifique et puissant ;

Sa voix montait dans le ciel étoilé.

Chaque chanson emportait le présent,

Vers un instant d’éternité


Après le concert, fidèle à son habitude :

«Alors Michèle, comment c'était ?»

Toujours cette même sollicitude,

Qui faisait sourire en secret.


Puis il sourit en me regardant :

«Et l'artiste ?» dit-il en riant.

«Pas trop mal !» j’ai répondu malicieusement

Comme autrefois, si naturellement.


Il évoqua Rox, mon fidèle compagnon :

« Tu n'as plus que ton petit chien… »

Mon cœur se remplit d'émotion ;

Les souvenirs revenaient un à un.


Dans la pénombre, au moment des adieux,

Sa main effleura mon bras doucement.

J’osa : «On se verra en août, si on peut»

«J’essaierai d’être plus dispo» dit-il simplement


Neuf ans entre parenthèses seulement...

Un prénom suffit à tout ressusciter.

Ce six juillet restera hors du temps :

Notre amitié n'avait jamais cessé.


M.M - 13 juillet 2026