Le soir tombait sur Saint-Denis
Au stade, un match se jouait
Les supporters vibraient, unis
Sans imaginer ce qui couvait
Aux terrasses, le vin coulait
On parlait fort, on rigolait
Puis des cris au coeur de Panam
Et soudain le silence, le drame
Dans l’enceinte du Bataclan
Les guitares honoraient la vie
Et la mort s’invita dans les rangs
Et interrompit cette mélodie
Puis tout Paris, cœur suspendu
Ecouta battre son indicible douleur
Des noms, des sirènes entendues
Et des bougies contre l’horreur
Mais du stade aux terrasses ensanglantées
Un même souffle a tenu bon, a résisté
Celui des hommes, celui des femmes
Que rien n’éteint, pas même les armes
Et derrière les larmes, la promesse
Dans le silence et la tristesse
Tant qu’il restera des vivants
A jamais nous serons résilients.
M.M - 12-11-2025

