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13 novembre à jamais…

13 novembre à jamais…

Le soir tombait sur Saint-Denis
Au stade, un match se jouait
Les supporters vibraient, unis
Sans imaginer ce qui couvait

Aux terrasses, le vin coulait
On parlait fort, on rigolait
Puis des cris au coeur de Panam
Et soudain le silence, le drame

Dans l’enceinte du Bataclan
Les guitares honoraient la vie
Et la mort s’invita dans les rangs
Et interrompit cette mélodie

Puis tout Paris, cœur suspendu
Ecouta battre son indicible douleur
Des noms, des sirènes entendues
Et des bougies contre l’horreur

Mais du stade aux terrasses ensanglantées
Un même souffle a tenu bon, a résisté
Celui des hommes, celui des femmes
Que rien n’éteint, pas même les armes

Et derrière les larmes, la promesse
Dans le silence et la tristesse
Tant qu’il restera des vivants
A jamais nous serons résilients.

M.M - 12-11-2025

 

Je me sens terriblement mal

Cet attentat, de nouveau à Paris, réveille en moi l'angoisse que je vivais lors de la série d'attentats qui a eu lieu dans la capital en 1995, dont, principalement celui du RER B à Saint-Michel car ma Maman se trouvait dedans..... J'ignorais juste qu'elle descendait à la station d'avant... Et à l'époque, pas de téléphone portable pour avoir des nouvelles.


 

Le Faubourg du bois


Le Faubourg du bois


Tu as bercé toute mon enfance

Papy travaillait dans ton quartier

De génies, tu as vu la naissance

Ebénistes, sculpteurs, menuisiers


Au Moyen-âge, tout a commencé

Tes artisans du bois s’installèrent

Alors, par leur Abbesse, protégés

Des ateliers d’artistes se créèrent


Pour réaliser leurs chefs-d’œuvre

Des gouges, des ciseaux à bois

Dans leur art, de vrais orfèvres

Ayant souvent pour client, le roi


On se souvient de grands noms

Boulle, Oeben, Riesener, Roubo

Toujours, estampilles de renom

Chez Fouquet ou à Fontainebleau.


M.M. – 30 avril 2010


 

Bal au Crillon


Bal au Crillon


Paris, un samedi, à la tombée de la nuit

Paris, un mois de novembre, sous la pluie

La limousine roule sur les Champs-Elysées

Direction la place de la Concorde illuminée


La voiture s’arrête devant ce célèbre palace

Le portier nous aide à descendre avec classe

Tapis rouge, quelques marches, hall somptueux

L’homme aux clés d’or nous reçoit très pompeux


Nous nous dirigeons vers la salle où a lieu le bal

Avec son parquet, ses dorures, ses lustres en cristal

Au fond, sur une estrade, l’orchestre joue doucement

Des serveurs passent entre les invités silencieusement


Ton nom, suivi du mien, est annoncé à notre arrivée

Tous les quatre pénétrons dans la salle d’un pas décidé

Par tes deux filles et ton petit-fils, tu es accompagné

De nombreuses personnes se retournent pour te saluer


Mon fils et ma sœur sont très intimidés, impressionnés

Par ce qu’ils voient et ils pensent vivre un conte de fée

Moi, je retrouve mes automatismes au bras de mon père

J’avais délaissé cette vie depuis le décès de mon frère


Plusieurs couples évoluent au milieu de la piste de danse

Ma sœur est magnifique, et Benjamin, quelle élégance !

Je regarde mon papa ému avec dans ses yeux de la fierté

En observant son petit-fils, lui qui deviendra son héritier.


M.M. - 30 novembre 2008


 

Toi, telle que tu me passionnes


Toi, telle que tu me passionnes


Lorsque tu entras dans le Moyen-Age

Tu n’étais, alors, qu’un petit village

Principalement regroupé sur l’île de la Cité

Où l’administration et le pouvoir vont s’installer


Sur ton fleuve, on construisit plusieurs ponts

Qui permirent des deux côtés, ton expansion

La rive droite fut investie par les commerçants

Et la rive gauche devint le fief de l’enseignement


De cette période datent de remarquables édifices

La Sainte-Chapelle, Notre-Dame, le Palais de justice

La Sorbonne, le Louvre qui n’était qu’une forteresse

Tous ces monuments qui font aujourd’hui ta richesse


Il y a le Pont au Change et ses boutiques d’orfèvres

Et tous les artisans qui exposaient leurs oeuvres

Ils étaient savetiers, drapiers, tanneurs, forgerons

Tous ces métiers s’organisaient en corporations


La peste et la famine t’ont sévèrement éprouvée

Un seul endroit pour trouver secours et se réfugier

L’Hôtel-Dieu qui, par principe, ne refusait personne

Voyageurs, malades, ceux qui demandaient l’aumône


En tes murs, se célébraient de nombreux évènements

La fête des fous à laquelle participaient tes habitants

Tu accueillais des bateleurs qui étaient mimes, chanteurs

Mais aussi musiciens, acrobates, poètes et jongleurs


Toi la ville-capitale, tu étais tout cela et plus encore

Tu as connu et vaincu toutes les horreurs d’alors

Epidémies, famines, émeutes, crues de la Seine

Tu étais la plus grande ville de l’Europe chrétienne.


M.M. - 19 avril 2008