➡️ Mes passions : 🐾 Mes doudous, 🏝️ L'île de Majorque (voir le blog que je lui consacre), 🇫🇷 La découverte de la France (ses monuments, ses paysages, ses traditions, ses spécialités, etc...). ➡️ Mes hobbies : 🌳 La généalogie (plus qu'un hobby, plus qu'une passion, mon métier depuis 1997) 📸 La photographie, ✍🏼 L'écriture de poèmes. ➡️ Et d'autres choses à découvrir au fil des articles.
Au bord du canal Saint-Martin
13 novembre à jamais…
Le soir tombait sur Saint-Denis
Au stade, un match se jouait
Les supporters vibraient, unis
Sans imaginer ce qui couvait
Aux terrasses, le vin coulait
On parlait fort, on rigolait
Puis des cris au coeur de Panam
Et soudain le silence, le drame
Dans l’enceinte du Bataclan
Les guitares honoraient la vie
Et la mort s’invita dans les rangs
Et interrompit cette mélodie
Puis tout Paris, cœur suspendu
Ecouta battre son indicible douleur
Des noms, des sirènes entendues
Et des bougies contre l’horreur
Mais du stade aux terrasses ensanglantées
Un même souffle a tenu bon, a résisté
Celui des hommes, celui des femmes
Que rien n’éteint, pas même les armes
Et derrière les larmes, la promesse
Dans le silence et la tristesse
Tant qu’il restera des vivants
A jamais nous serons résilients.
M.M - 12-11-2025
Je me sens terriblement mal
Cet attentat, de nouveau à Paris, réveille en moi l'angoisse que je vivais lors de la série d'attentats qui a eu lieu dans la capital en 1995, dont, principalement celui du RER B à Saint-Michel car ma Maman se trouvait dedans..... J'ignorais juste qu'elle descendait à la station d'avant... Et à l'époque, pas de téléphone portable pour avoir des nouvelles.
Le Faubourg du bois
Le Faubourg du bois
Tu as bercé toute mon enfance
Papy travaillait dans ton quartier
De génies, tu as vu la naissance
Ebénistes, sculpteurs, menuisiers
Au Moyen-âge, tout a commencé
Tes artisans du bois s’installèrent
Alors, par leur Abbesse, protégés
Des ateliers d’artistes se créèrent
Pour réaliser leurs chefs-d’œuvre
Des gouges, des ciseaux à bois
Dans leur art, de vrais orfèvres
Ayant souvent pour client, le roi
On se souvient de grands noms
Boulle, Oeben, Riesener, Roubo
Toujours, estampilles de renom
Chez Fouquet ou à Fontainebleau.
M.M. – 30 avril 2010
Bal au Crillon
Bal au Crillon
Paris, un samedi, à la tombée de la nuit
Paris, un mois de novembre, sous la pluie
La limousine roule sur les Champs-Elysées
Direction la place de la Concorde illuminée
La voiture s’arrête devant ce célèbre palace
Le portier nous aide à descendre avec classe
Tapis rouge, quelques marches, hall somptueux
L’homme aux clés d’or nous reçoit très pompeux
Nous nous dirigeons vers la salle où a lieu le bal
Avec son parquet, ses dorures, ses lustres en cristal
Au fond, sur une estrade, l’orchestre joue doucement
Des serveurs passent entre les invités silencieusement
Ton nom, suivi du mien, est annoncé à notre arrivée
Tous les quatre pénétrons dans la salle d’un pas décidé
Par tes deux filles et ton petit-fils, tu es accompagné
De nombreuses personnes se retournent pour te saluer
Mon fils et ma sœur sont très intimidés, impressionnés
Par ce qu’ils voient et ils pensent vivre un conte de fée
Moi, je retrouve mes automatismes au bras de mon père
J’avais délaissé cette vie depuis le décès de mon frère
Plusieurs couples évoluent au milieu de la piste de danse
Ma sœur est magnifique, et Benjamin, quelle élégance !
Je regarde mon papa ému avec dans ses yeux de la fierté
En observant son petit-fils, lui qui deviendra son héritier.
M.M. - 30 novembre 2008
Toi, telle que tu me passionnes
Toi, telle que tu me passionnes
Lorsque tu entras dans le Moyen-Age
Tu n’étais, alors, qu’un petit village
Principalement regroupé sur l’île de la Cité
Où l’administration et le pouvoir vont s’installer
Sur ton fleuve, on construisit plusieurs ponts
Qui permirent des deux côtés, ton expansion
La rive droite fut investie par les commerçants
Et la rive gauche devint le fief de l’enseignement
De cette période datent de remarquables édifices
La Sainte-Chapelle, Notre-Dame, le Palais de justice
La Sorbonne, le Louvre qui n’était qu’une forteresse
Tous ces monuments qui font aujourd’hui ta richesse
Il y a le Pont au Change et ses boutiques d’orfèvres
Et tous les artisans qui exposaient leurs oeuvres
Ils étaient savetiers, drapiers, tanneurs, forgerons
Tous ces métiers s’organisaient en corporations
La peste et la famine t’ont sévèrement éprouvée
Un seul endroit pour trouver secours et se réfugier
L’Hôtel-Dieu qui, par principe, ne refusait personne
Voyageurs, malades, ceux qui demandaient l’aumône
En tes murs, se célébraient de nombreux évènements
La fête des fous à laquelle participaient tes habitants
Tu accueillais des bateleurs qui étaient mimes, chanteurs
Mais aussi musiciens, acrobates, poètes et jongleurs
Toi la ville-capitale, tu étais tout cela et plus encore
Tu as connu et vaincu toutes les horreurs d’alors
Epidémies, famines, émeutes, crues de la Seine
Tu étais la plus grande ville de l’Europe chrétienne.
M.M. - 19 avril 2008

