A l'ombre de ton regard


A l'ombre de ton regard


Depuis si longtemps tu habites mon cœur

Un amour discret empreint de tant d'ardeur

Jamais il ne s'est tu, malgré toutes les années

Ton regard noir, rieur, vient troubler mes pensées


Je rêvais d'un enfant, né de notre tendresse

Le fruit de notre histoire, de nos promesses

Un petit nous deux, portant dans son regard

La douceur de ton sourire, son éclat, son pouvoir


Je rêve, toujours, que tu me fasses l’amour

Lentement, passionnément, jusqu’au bout du jour

Que tes mains sur ma peau effacent le temps

Que tes bras me gardent, contre toi, longtemps


Je rêve que tu m'aimes avec tout ton désir

Que nos corps enlacés apprennent à s'unir

Que le temps s'efface dans la douceur de tes baisers

Et que chacune de tes caresses vienne me rassurer


Je rêve que ton corps contre moi soit mon refuge

L'horizon apaisé où plus personne ne me juge

Que nos souffles mêlés défient les heures qui fuient

Et gravent notre amour au silence de nos nuits


Je rêve de me blottir dans tes bras protecteurs,

Y déposer tous mes doutes et toutes mes peurs

Fermer enfin les yeux sans craindre le lendemain,

Sentir battre ton cœur doucement sous ma main.


Si un jour tu le sens, si ton coeur m’appelle,

Sache que je t’attends, fidèle et éternelle.

Car même en silence, mon amour a grandi,

Au fil des années, tout au long de ma vie


Dans chacun de mes rêves, dans chacun de mes jours,

C'est toujours ton visage qui revient pour toujours.

Et s'il est un destin dont j’ai tellement rêver

C'est marcher près de toi et simplement t'aimer.


M.- M. 31 juillet 2026

Une journée hors du temps


Une journée hors du temps

 

Cet après-midi doré, comme un cadeau du ciel,
Où chaque instant dépassait mes rêves les plus fous ;
Le temps semblait figé, si tendre, si léger, si irréel,
Dans une bulle de bonheur qui n'appartenait qu'à nous.


Puis vint ce dîner simple, offert par le destin,
Entre amitié sincère et douce complicité.
Un trésor discret que le cœur vient cueillir enfin
Bien au-delà de tout ce que j'avais imaginé


Et puis le concert... celui qui me désarme.
Dès les premières notes, mon souffle s'est arrêté ;
Je le connaissais tant... et pourtant, quel charme !
C’était lui, et pourtant un autre homme était né.


Malgré les années qui passent, il reste magnétique,

Cette élégance rare qui défie le temps ;

Charmeur comme toujours, encore plus authentique,

Et je l'ai redécouvert... tout simplement.


Les cloches du village accompagnaient ses chansons,
Comme si le ciel lui-même voulait battre la mesure ;
Chaque note procurait de nouvelles sensations,
Effaçant du monde certain souvenir et toute blessure.


Merci à ce jour fou, à ce dîner enchanté,

À cette soirée magique où j’ai tout oublié.

Même épuisée par la route et les kilomètres avalés,

J’ai vécu un rêve éveillé… et je le garde gravé.


M.M. - 28 Juillet 2026


Tellement toi


M.M - 28 juillet 2026

 

Neuf ans entre parenthèses, comme si c’était hier…


Neuf ans entre parenthèses, comme si c’était hier…


Pendant des semaines entières,

Cette date habitait mon cœur.

Après Couiza et ses chimères,

Restait vivante ma ferveur.


Vers Saint-Didier dans le Vaucluse,

Maman, notre amie et Loona avec moi

Le trac grandissait sans excuse

Neuf ans déjà… dans quelques mois.


Il arriva tard, freiné par le feu,

L'A9 fermée, le sud dans l'émoi.

Enfin sa voiture, dans la rue, en plein milieu

Il en descendit sans regarder vers moi.


Tout près de nous il vint à passer,

Absorbé par l'orchestre et son matériel.

Maman et notre amie ne pouvaient s'empêcher

D'en sourire, trouvant la scène irréelle.


Puis vint l’instant de la voiture à bouger,

Demi-tour difficile, mal engagé.

Sans réfléchir, vers lui je suis allée,

Le coeur battant mais déterminée.


«Jean-Pierre…» murmurai-je doucement.

Il se retourna, vers moi,  en un éclair,

Son visage s’illumina chaleureusement

«Ohhhh Martine !» et ses bras m’enlacèrent


Neuf années s'effacèrent alors,

Son regard avait gardé sa chaleur.

Sa voix, son sourire valaient de l'or,

Comme autrefois, avec la même douceur.


«Et Maman ?» demanda-t-il curieux.

Un signe de la main, un «j'arrive» promis.

Il lui dit qu’il la trouvait au mieux

Et il fit la connaissance de notre amie


Après la balance, il vint à nos côtés,

Sa main glissait de mon épaule à mon dos...

«Michèle, en dix ans, ta fille n’a pas changé»

Ses mots balayaient les années de trop.


Le concert fut magnifique et puissant ;

Sa voix montait dans le ciel étoilé.

Chaque chanson emportait le présent,

Vers un instant d’éternité


Après le concert, fidèle à son habitude :

«Alors Michèle, comment c'était ?»

Toujours cette même sollicitude,

Qui faisait sourire en secret.


Puis il sourit en me regardant :

«Et l'artiste ?» dit-il en riant.

«Pas trop mal !» j’ai répondu malicieusement

Comme autrefois, si naturellement.


Il évoqua Rox, mon fidèle compagnon :

« Tu n'as plus que ton petit chien… »

Mon cœur se remplit d'émotion ;

Les souvenirs revenaient un à un.


Dans la pénombre, au moment des adieux,

Sa main effleura mon bras doucement.

J’osa : «On se verra en août, si on peut»

«J’essaierai d’être plus dispo» dit-il simplement


Neuf ans entre parenthèses seulement...

Un prénom suffit à tout ressusciter.

Ce six juillet restera hors du temps :

Notre amitié n'avait jamais cessé.


M.M - 13 juillet 2026


Simplement moi


 Simplement moi

Je me sens sûre de moi en jean, baskets aux pieds,

Les cheveux retenus par mes lunettes de soleil relevées.

Je ne veux pas être quelqu'un d’autre en étant autrement,

Car ma plus belle tenue, c'est d'être moi naturellement.


Je souris comme je vis, sans jamais rien jouer,

Car je préfère l'authentique aux masques empruntés.

Je laisse à d'autres le bruit des apparences,

Moi, je préfère le charme discret de ma présence.


J’aime un café partagé qui suspend le temps

Les petits riens qui font les plus grands moments

Car la vie est trop courte pour compter les saisons,

Quand il suffit d'aimer pour changer l’horizon


Je ne suis pas de celles qui jouent les mannequins

Ni de celles qui attirent tous les regards masculins

Je préfère offrir mon cœur, sans masque et sans détour

Plutôt qu’une beauté de façade qui ne dure qu’un jour


On croit parfois qu'il faut des robes élégantes,

Des talons vertigineux, des allures troublantes

Sous cette simplicité que l'on croit sans éclat,

Se cache une femme que l'amour transforme tout bas.


Non pour séduire le monde ou collectionner les regards,

Mais pour faire sentir à celui qui est quelque part,

Qu’il est unique, et surtout infiniment vivant,

Comme si le temps suspendait son vol un instant.


Je ne serai jamais cette femme parfaite,

Sophistiquée, toujours irréprochable dans sa quête.

Je serai celle qui marche sans savoir où demain conduit,

Mais qui sait rendre chaque chemin un peu plus joli.


Celle qui rira de tout, même de ses maladresses,

Qui transformera les habitudes en promesses.

Qui fait d'un jour banal un souvenir précieux,

Parce que le bonheur aime les instants silencieux.


Car au fond, ce n'est pas un être parfait

Qui fait vibrer un cœur endormi en secret.

C'est la personne qui lui donne envie sans détour

De croire encore à la force de l’amour.


Quand j'aime, je n'aime jamais à moitié,

Chaque regard devient une complicité.

Une main dans la mienne, un souffle, un frisson.

Et mon cœur fait du silence une déclaration.


Il faut oser sortir de sa zone de confort,

Laisser derrière soi les regrets, les remords.

Le feu est caché derrière mon timide sourire,

Les plus belles flammes ne cherchent jamais à éblouir.


M.M - 10 juillet 2026