Retrouvailles
Toi, jeune homme un peu foufou
Moi, adolescente bien trop sage
Toi, déjà tout d’un jeune loup
Moi, réservée, un peu sauvage
Que tu fascines ou que tu insupportes
Tu ne laissais personne indifférent
Elèves, professeurs ou surveillantes
Tu sortais du lot, indéniablement
Les filles étaient toutes folles de toi
Les garçons rêvaient de te ressembler
Dans la cour de récré, tu étais le roi
Certains sûrement devaient te jalouser
Quelques unes déploraient ton chahut
Qui, soi-disant, dérangeaient les cours
N’étaient-elles pas simplement déçues
Que tu ne leur accordes qu’un bonjour
Puis cette newsletter dans mes mails entrants
Emanant d’un site d’anciens copains d’école
Par manque d’intérêt, par manque de temps
Qu’habituellement, vaguement, je survole
Mais là, ces nom et prénom m’interpellent
Ma curiosité étant plus forte que ma timidité
Je me permets d’envoyer un message virtuel
Auquel, vite, je reçois une réponse inespérée
Et oui, plus d’un quart de siècle s’est écoulé
Mais le contact reprend comme ininterrompu
Nos vies n’ont pas été celles qu’on avait rêvées
Maintenant, il faut rattraper le temps perdu…
M.M. – 11 novembre 2010
J'ai lu votre poème avec beaucoup de plaisir Martine; une belle aventure que vous nous contez superbement
RépondreSupprimerJe vous remercie.
Un très joli poème, qui montre une fois encore que le hasard n'existe pas, et que dans nos destins sont gravées des rencontres, parfois improbables, souvent anciennes, et que le merveilleux de l'histoire réside dans le fait qu'elles ressurgissent un jour sans que l'on s'y attende, et que les braises quasiment éteintes dans nos coeurs rallument la flamme de la complicité, de l'amitié et parfois de l'Amour.
RépondreSupprimerPour ma part je souhetairais faire ce genre d'expérience.
En tout cas Martine, bravo et merci !