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Nos étés aux campings


Nos étés aux campings

Il y en a eu quatre sous le ciel du Var,

Mais deux ont gravé leur empreinte quelque part.

Les autres étaient moyens, de passage, légers,

Eux seuls nous ont vus revenir, été après été.

Le premier avait une petite scène basse,

Des lumières timides, une ambiance qui enlace,

Un air de famille, de tables rapprochées,

Et le temps, surtout, de ne pas se cacher.

On arrivait tôt, le soleil encore chaud,

On s’installait dehors, à l’ombre du resto,

Il y avait le dîner, les conversations lentes,

Les assiettes oubliées, les minutes indolentes.

Puis venait le concert, simple et vrai,

Des enfants qui passent devant, distraits,

Des rires, des parents, un peu de bazar,

Et cette douceur particulière du premier regard.

Sur scène tu devenais feu d’artifice,

Un autre toi-même, libre et complice,

Mais même au milieu des voix et du brouillard,

Je savais quand tu me cherchais du regard.

L’autre camping était d’une autre trempe,

Grande scène, matériel pro, lumière qui rampe,

Moins de temps volé, moins d’instants à part,

Plus de distance entre toi et moi le soir.

On se croisait à la balance, brièvement,

Un sourire rapide, presque clandestinement,

Puis après le concert, lors des dédicaces,

Je restais tout près, dans l’ombre de l’espace.

Les deux autres campings — presque des esquisses,

Une année, trois soirs, des parenthèses lisses,

Mais ceux-là… ceux qui nous ont vus revenir,

Ont façonné ce que nous sommes devenus, sans le dire.

Pas la plus bruyante, ni la plus visible,

Je restais à l’endroit fragile et indicible,

Je restais en retrait, lucide et fière,

Je sais ce qu’ils ignorent, ce que je préfère

Je porte en silence ce drôle de lien,

Ni tout à fait tien, ni tout à fait mien,

Une amitié tendre aux contours flous

Qui bat dans l’ombre, juste entre nous.

M.M - 09-02-2026

Nos 02 kms quotidiens

📸 Photo prise en Février 2017

Nous avons fait nos deux kms quotidiens dans la Forêt domaniale de la Colle du Rouët.

 

Toi, le Rocher

 


Toi, le Rocher


Qu’as-tu de si exceptionnel toi le rocher ?

Pour me provoquer une telle attraction

Déjà, avant moi, mon oncle était envouté

C’est lui qui m’a transmis cette fascination


Dès que je t’aperçois, j’ai le cœur qui bat

Je me sens sur mes terres, enfin, je revis

A chacun de mes séjours dans ce coin-là

Je vais t’admirer et l’émotion m’envahit


Quand je pense à toi si majestueux et si beau

Les souvenirs me reviennent en mémoire

Combien de clichés dans les albums-photos ?

J’aime les regarder quand je suis triste le soir


Sublime, tu veilles sur la vallée de l’Argens

Les anciens te surnomment «Les Troix Croix»

Partagé entre Le Muy et Roquebrune sur Argens

Ta masse imposante protège et rassure à la fois


Bientôt, je viendrais, de nouveau, me ressourcer

Et profiter du spectacle que tu offres à nos yeux

Avec ta couleur changeante au fil de la journée

Surtout au soleil couchant, c’est merveilleux !


M.M. – 25 mars 2011


Un mercredi d'été


Un mercredi d’été


Une invitation acceptée

La maison qui a été louée

Le repas à confectionner

L’excitation de l’arrivée

Un déjeuner frais et léger

De cruels souvenirs évoqués

La nostalgie de ton passé

Une chanson triste écoutée

Au camping, on s’est retrouvé

Une carte postale admirée

Un exquis cocktail partagé

Une trilogie recommandée

Un bon et agréable dîner

Le concert va commencer

Un double CD dédicacé

Mon chanteur préféré

Bisous avant de se quitter

Un joli songe émerveillé


M.M – 31 juillet 2009



 

De terrasse en terrasse



De terrasse en terrasse


Nos retrouvailles sur cette terrasse telle une oasis

Avec ses fauteuils blancs disposés face à la scène

Et tous ces jeux de lumière qui nous éblouissent

Je te rejoins à la fin de ton concert, je suis sereine


Nous sommes à l’ombre de notre petite terrasse

Pour ce déjeuner improvisé mais tant convivial

Auprès de toi, je peux laisser tomber ma cuirasse

Joli moment vrai, réel, sincère, familial et amical


Une belle terrasse perdue au milieu de la pinède

Des instants de complicité et de sourires partagés

Le dîner avant le spectacle est un bel intermède

Journée et soirée comme j’en ai si souvent rêvées


Et pour terminer, une terrasse en bord de mer

Ton talent est à son apogée, le public est conquis

Ta voix et ton regard m’envoûte, je suis si fière

C’est trop de bonheur et le cafard m’envahit.


M.M. – 30 juillet 2009