Dis-le
Si tu n’en as rien à faire de moi, dis-le,
Même si tes mots doivent me faire mal,
Si ma présence t’importune, dis-le,
Je préfère une vérité à ton silence glacial.
Si tu étais content de me revoir, dis-le,
Si mon retour a réveillé quelque chose en toi,
Si, malgré tout, tu as des sentiments, dis-le,
Ne me laisse pas deviner ce que tu tais tout bas.
Si tu as peur, dis-le,
Si tu doutes, si tu hésites, parle-moi,
Si tu ne sais pas très bien ce que tu veux, dis-le,
Mais ne disparais pas sans voix.
Arrête de me ghoster, arrête de m’ignorer,
Arrête de faire comme si je n’existais pas,
On ne peut pas éternellement se cacher
Derrière le silence quand le cœur, lui, parle tout bas.
Je ne te demande pas des promesses,
Ni des mots que tu ne pourrais tenir,
Je te demande seulement de laisser la place
À ce qui pourrait encore advenir.
Car peut-être qu’il n’y a rien,
Et je saurai l’entendre, même si ça fait mal,
Peut-être qu’il a malgré tout un lien,
Une envie, un vertige, quelque chose d’inavouable.
Alors regarde-moi, et dis-moi la vérité,
Même tremblante, même imparfaite, même fragile.
Mais cesse de fuir ce qui pourrait se passer,
Cesse de rendre nos silences inutiles.
Aie le courage de vivre ce qu’il y a à vivre,
Le courage d’aimer, ou celui de partir.
Le courage de dire ce que tu veux réellement dire,
Plutôt que de me laisser attendre et survivre.
Si tu ne veux pas de moi, dis-le.
Si tu veux me revoir, dis-le aussi.
Si tu as des sentiments, dis-le…
Mais ne me laisse pas seule avec ce «peut-être» infini.
M.M. - 16 septembre 2026