Clap de fin


Clap de fin


Au moment où la Jeanne rentre au port

Toi, tu perds ton combat contre la mort

Et cette froide et austère chambre d’hôpital

Est, malheureusement, ta dernière escale


Depuis ton départ, je traîne dans la ville

Ta tendresse me manque, attention fragile

Et j’en frissonne dans cette rue barbare

Pourtant revêtue de ton long manteau noir


Hécate habite chez moi depuis ce jour-là

On joue à des jeux de société mais sans toi

Cette idée d’organiser une boum est ridicule

Je fais de la résistance, je reste dans ma bulle


Le gitan me dit que c’est une année à méduses

Et elles créent un vent de panique ces intruses

Le juge me parle de meurtres dans un domicile

Le toubib me conseille une nouvelle vie, facile…


Mais te voilà redevenu poussière, mon ange

Et je devrais trouver le grand pardon, étrange

Face à cet ogre qui nous a pris le fils préféré

Toi croqueur de vie, ta dernière cabriole est ratée


Notre passion d’amour a perdu son bras de fer

Ces spécialistes avaient la tête du tueur, l’enfer

La vie n’est jamais ni blanche, ni bleue, ni rouge

Mais une poursuite implacable, fallait que ça bouge


Sur le fil, tu espérais arriver à vaincre cette maladie

Comme le K2, la Dame-Jeanne ou la Transamazonie

Comme une répétition, un aide-mémoire, encore Jeanne

Toi, Prince de Hombourg et libertin, est-ce ta courtisane ?


Ce fleuve capricieux que fut la vie de cet homme voilé

C’était une affaire de goût pour le double de ma moitié

Comme les marins perdus, je reste la fille dans l’azur

Moi fleur bleue vouloir toi, jamais plus toujours, je le jure.


M.M. – 01er août 2010


 

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