Au bord du canal Saint-Martin
Quand l’atmosphère pesait comme un ciel d'orage,
Et que certains regards me blessaient en profondeur,
Je quittais le bureau et son sombre visage,
Pour trouver près du canal un instant de douceur.
La ville poursuivait son rythme et son vacarme,
Les autobus passaient dans un grondement sourd,
Mais l'eau semblait offrir un refuge à mon âme,
Comme si le temps lui-même ralentissait son cours.
J'y portais en secret mes peines familiales,
Le vide laissé par ceux qui m'avaient tant aimée,
Mes grands-parents partis vers des vallées hivernales
Laissant dans mon cœur leurs souvenirs protégés.
Pendant une heure à peine, une simple parenthèse,
Je retrouvais pourtant un parfum de bonheur,
Comme si chaque écluse, avec beaucoup de tendresse,
Déposait un peu de paix tout au fond de mon cœur.
Les années ont passé, les douleurs s'effacent,
Les tensions du travail se sont éloignées aussi,
Le canal demeure le miroir de mes souffrances
Mais garde une douce place dans ma vie aujourd’hui.
Et lorsque j'y repense, une émotion me revient,
Comme un soleil discret sur l'eau de ma mémoire ;
Car ce lieu fut bien plus qu'un chemin parisien
Il fut mon refuge fidèle au fil de mon histoire.
M.M - 01 juin 2026
Encore un poème magnifique et qui reflète tellement ce que tu as vécu à l’ATC
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