Retrouvailles


Retrouvailles


Toi, jeune homme un peu foufou

Moi, adolescente bien trop sage

Toi, déjà tout d’un jeune loup

Moi, réservée, un peu sauvage


Que tu fascines ou que tu insupportes

Tu ne laissais personne indifférent

Elèves, professeurs ou surveillantes

Tu sortais du lot, indéniablement


Les filles étaient toutes folles de toi

Les garçons rêvaient de te ressembler

Dans la cour de récré, tu étais le roi

Certains sûrement devaient te jalouser


Quelques unes déploraient ton chahut

Qui, soi-disant, dérangeaient les cours

N’étaient-elles pas simplement déçues

Que tu ne leur accordes qu’un bonjour


Puis cette newsletter dans mes mails entrants

Emanant d’un site d’anciens copains d’école

Par manque d’intérêt, par manque de temps

Qu’habituellement, vaguement, je survole


Mais là, ces nom et prénom m’interpellent

Ma curiosité étant plus forte que ma timidité

Je me permets d’envoyer un message virtuel

Auquel, vite, je reçois une réponse inespérée


Et oui, plus d’un quart de siècle s’est écoulé

Mais le contact reprend comme ininterrompu

Nos vies n’ont pas été celles qu’on avait rêvées

Maintenant, il faut rattraper le temps perdu…


M.M. – 11 novembre 2010


 

Madame la Présidente


Madame la Présidente


Il faisait un superbe temps estival

En ce samedi après-midi automnal

Direction les monts du Limousin

Où je te sais au bout du chemin


Après les trois concerts de cet été

Celui-ci était vraiment inespéré

Pas très proche mais pas assez loin

Pour que je reste dans mon coin


Très sympathique l’accueil reçu

De loin, tu nous avais aperçues

Tu t’apprêtais à faire la balance

Entre ambiance et connivence


Après le dîner pris en ta compagnie

Instant magique, moment béni

On a rejoint la table d’honneur

Devant la scène, face au chanteur


Et pendant toute cette journée

Au fond de moi ma timidité rangée

Car ont été mis de manière évidente

Mon rôle et statut de Présidente !


M.M. – 09 novembre 2010


 

Concert au Camping "Parc Montana" à Gassin (83) - 18 août 2010























César, Fanny, Vincent et Fernand


Pancho Villa


C'est ta grand-mère


De Gaulle


Musulmanes


Je veux chanter


Il était là


Je n'ai pas changé


Aude


Le café des délices


Salut

Vidéos ©Martine MAZURAIS







©Photos Pascal R.

ℹ️ Petit rappel
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Clap de fin


Clap de fin


Au moment où la Jeanne rentre au port

Toi, tu perds ton combat contre la mort

Et cette froide et austère chambre d’hôpital

Est, malheureusement, ta dernière escale


Depuis ton départ, je traîne dans la ville

Ta tendresse me manque, attention fragile

Et j’en frissonne dans cette rue barbare

Pourtant revêtue de ton long manteau noir


Hécate habite chez moi depuis ce jour-là

On joue à des jeux de société mais sans toi

Cette idée d’organiser une boum est ridicule

Je fais de la résistance, je reste dans ma bulle


Le gitan me dit que c’est une année à méduses

Et elles créent un vent de panique ces intruses

Le juge me parle de meurtres dans un domicile

Le toubib me conseille une nouvelle vie, facile…


Mais te voilà redevenu poussière, mon ange

Et je devrais trouver le grand pardon, étrange

Face à cet ogre qui nous a pris le fils préféré

Toi croqueur de vie, ta dernière cabriole est ratée


Notre passion d’amour a perdu son bras de fer

Ces spécialistes avaient la tête du tueur, l’enfer

La vie n’est jamais ni blanche, ni bleue, ni rouge

Mais une poursuite implacable, fallait que ça bouge


Sur le fil, tu espérais arriver à vaincre cette maladie

Comme le K2, la Dame-Jeanne ou la Transamazonie

Comme une répétition, un aide-mémoire, encore Jeanne

Toi, Prince de Hombourg et libertin, est-ce ta courtisane ?


Ce fleuve capricieux que fut la vie de cet homme voilé

C’était une affaire de goût pour le double de ma moitié

Comme les marins perdus, je reste la fille dans l’azur

Moi fleur bleue vouloir toi, jamais plus toujours, je le jure.


M.M. – 01er août 2010


 

Le Faubourg du bois


Le Faubourg du bois


Tu as bercé toute mon enfance

Papy travaillait dans ton quartier

De génies, tu as vu la naissance

Ebénistes, sculpteurs, menuisiers


Au Moyen-âge, tout a commencé

Tes artisans du bois s’installèrent

Alors, par leur Abbesse, protégés

Des ateliers d’artistes se créèrent


Pour réaliser leurs chefs-d’œuvre

Des gouges, des ciseaux à bois

Dans leur art, de vrais orfèvres

Ayant souvent pour client, le roi


On se souvient de grands noms

Boulle, Oeben, Riesener, Roubo

Toujours, estampilles de renom

Chez Fouquet ou à Fontainebleau.


M.M. – 30 avril 2010