Clap de fin


Clap de fin


Au moment où la Jeanne rentre au port

Toi, tu perds ton combat contre la mort

Et cette froide et austère chambre d’hôpital

Est, malheureusement, ta dernière escale


Depuis ton départ, je traîne dans la ville

Ta tendresse me manque, attention fragile

Et j’en frissonne dans cette rue barbare

Pourtant revêtue de ton long manteau noir


Hécate habite chez moi depuis ce jour-là

On joue à des jeux de société mais sans toi

Cette idée d’organiser une boum est ridicule

Je fais de la résistance, je reste dans ma bulle


Le gitan me dit que c’est une année à méduses

Et elles créent un vent de panique ces intruses

Le juge me parle de meurtres dans un domicile

Le toubib me conseille une nouvelle vie, facile…


Mais te voilà redevenu poussière, mon ange

Et je devrais trouver le grand pardon, étrange

Face à cet ogre qui nous a pris le fils préféré

Toi croqueur de vie, ta dernière cabriole est ratée


Notre passion d’amour a perdu son bras de fer

Ces spécialistes avaient la tête du tueur, l’enfer

La vie n’est jamais ni blanche, ni bleue, ni rouge

Mais une poursuite implacable, fallait que ça bouge


Sur le fil, tu espérais arriver à vaincre cette maladie

Comme le K2, la Dame-Jeanne ou la Transamazonie

Comme une répétition, un aide-mémoire, encore Jeanne

Toi, Prince de Hombourg et libertin, est-ce ta courtisane ?


Ce fleuve capricieux que fut la vie de cet homme voilé

C’était une affaire de goût pour le double de ma moitié

Comme les marins perdus, je reste la fille dans l’azur

Moi fleur bleue vouloir toi, jamais plus toujours, je le jure.


M.M. – 01er août 2010


 

Si tout va bien...


... dans 02 mois aujourd'hui, nous serons sur la route des vacances : 01ère étape, Port la Nouvelle !!!!

En ce jour de début de coupe du monde de football...


....une photo de mon grand-père avec ses 02 frères en 1927.... Eh oui, je suis petite-fille et nièce de footballeurs amateurs !!!!

 

Le Faubourg du bois


Le Faubourg du bois


Tu as bercé toute mon enfance

Papy travaillait dans ton quartier

De génies, tu as vu la naissance

Ebénistes, sculpteurs, menuisiers


Au Moyen-âge, tout a commencé

Tes artisans du bois s’installèrent

Alors, par leur Abbesse, protégés

Des ateliers d’artistes se créèrent


Pour réaliser leurs chefs-d’œuvre

Des gouges, des ciseaux à bois

Dans leur art, de vrais orfèvres

Ayant souvent pour client, le roi


On se souvient de grands noms

Boulle, Oeben, Riesener, Roubo

Toujours, estampilles de renom

Chez Fouquet ou à Fontainebleau.


M.M. – 30 avril 2010