Geste


Geste


On la disait bien entourée

La présence de sa maman

Ces deux frères la chérissant

Sans oublié son papa adoré


Et pourtant, pour elle, le néant

La vie n’a rien d’intéressant

Ce départ raté pour une ONG

Et il y a eu ce mariage annulé


Alors est-ce un appel au secours ?

Ou une véritable envie d’en finir

Sourira-t’elle de nouveau un jour ?

Croira-t’elle de nouveau en l’avenir ?


Vous êtes, tous, là impuissants

Autour de ce grand lit blanc

Espérant un geste, un mouvement

De votre belle au bois dormant.


M.M. – 19 octobre 2006


 

Un week-end de folie


Un week-end de folie


Toi et moi tellement heureux

Au milieu de cette aérogare

La foule qui nous entoure

Et forme un halo brumeux


Un réveil tout en tendresse

Et une nouvelle inattendue

Mon cœur est en allégresse

Pas de mot, je suis trop émue


Enfin ce voile opaque se déchire

Et je comprends certaines choses

Certains conseils amicaux et désirs

Distillés, l’air de rien, à petites doses


Enfin, 16h et direction la mairie,

Le monsieur à l’écharpe tricolore

Et ça y est, le mot est lâché : OUI

Instant passé comme un météore


La soirée était prévue avec nos amis

C’était très sympa mais sans plus

Je rêvais d’être seule avec mon mari

Une dernière musique et à tous, salut !


Attendus par une limousine avec chauffeur

Direction un magnifique hôtel de charme

Je crois que c’est ça qu’on appelle le bonheur

A partir de maintenant, je rends les armes….


M.M. – 17 octobre 2006


 

Concert à Alfortville (94) - 06 Octobre 2006




Vidéo ©Martine MAZURAIS

ℹ️ Petit rappel
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Trop tard


Trop tard


Au bout de ces deux trop longues années

Je ne pensais pas que ça pouvait arriver

Souvent nous en avions parlé, même déliré

En cet après-midi gris, on a failli s’aimer


Dans cette chambre aux couleurs bleutées

A peine éclairée par la porte entrebâillée

Je t’ai rejointe en me faisant un peu prier

Et blottie contre toi, je me suis retrouvée


Tes baisers, encore, encore, m’ont chavirée

Tes mains sur ma peau m’ont enflammée

Dans tes bras, toute ma pudeur s’est envolée

J’avais l’impression d’être aimée, désirée


Mais je n’ai pas pu, je me suis éloignée

Tu te sens rejeté, atteint dans ta virilité

Tu ne veux pas comprendre mon refus

Maintenant tu m’en veux, je t’ai perdu


M.M. – 03 octobre 2006


 

A comme amitié


A comme amitié


Immédiatement, ça a été très fort

Une réelle amitié à la vie à la mort

Il y a eu des fâcheries et des colères

Il y a même eu une bagarre sévère

Mais n’est-ce pas cela aussi l’amitié

Ne pas être d’accord mais se l’avouer

Vous avez partagé tous vos bonheurs

Mais aussi et surtout vos malheurs

Et il n’y a jamais eu d’hypocrisie

Jamais de rivalité, ni de jalousie

Cela dure depuis trois décennies

Une belle leçon encore aujourd’hui

Dans la vie privée, une réelle amitié

Dans le travail, vous êtes associés

Votre secret : une grande honnêteté

Et, plus que tout, vous vous respectez.


M.M. – 22 août 2006