Trop tard


Trop tard


Au bout de ces deux trop longues années

Je ne pensais pas que ça pouvait arriver

Souvent nous en avions parlé, même déliré

En cet après-midi gris, on a failli s’aimer


Dans cette chambre aux couleurs bleutées

A peine éclairée par la porte entrebâillée

Je t’ai rejointe en me faisant un peu prier

Et blottie contre toi, je me suis retrouvée


Tes baisers, encore, encore, m’ont chavirée

Tes mains sur ma peau m’ont enflammée

Dans tes bras, toute ma pudeur s’est envolée

J’avais l’impression d’être aimée, désirée


Mais je n’ai pas pu, je me suis éloignée

Tu te sens rejeté, atteint dans ta virilité

Tu ne veux pas comprendre mon refus

Maintenant tu m’en veux, je t’ai perdu


M.M. – 03 octobre 2006


 

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