Au nom de quel Dieu ?
Commençons par les croisades de la chrétienté
Poussées par le pape et par la noblesse financées
Ces armées européennes parties bouter l’infidèle
Jusqu’en Orient, hors des murailles de Jérusalem
Il y eut, aussi, la croisade contre l’hérésie
Il fallait éradiquer le catharisme en Occitanie
Par les sièges de Minerve et de Carcassonne
Par la conquête du Razès et celle de Narbonne
Vint l’inquisition au moment de la reconquista
Sous la direction de Tomas de Torquemada
Bien décidé à expulser les juifs du royaume
La dénonciation des conversos était maximum
Bien plus proche de nous, je n’oublierais jamais
L’attentat de Saint-Michel où, à une station près
Ma mère aurait été encore dans le train de la mort
Ce n’était pas son jour, pas son heure, c’est le sort
Il y en a eu tant, que je ne peux pas tout citer à Paris
Peut-on oublier l’Egypte, Madrid, Londres ou Bali ?
Je terminerais par le traumatisme de New York City
Ces scènes d’apocalypse, le World Trade Center détruit
Je crains tout fanatisme, tout extrémisme quel qu’il soit
Cette violence gratuite, aveugle, au nom de qui, de quoi ?
Moi l’athée, je suis pour le respect de chacun, la tolérance
Dans ce monde multiple, chacun est libre d’avoir sa croyance.
M.M. - 11 juin 2008
Le poème est de toute beauté et malheureusement tellement réaliste.
RépondreSupprimermoi je suis en extase devant tant de talent!
RépondreSupprimerbravo Martine c'est vraiment superbe!
superbe, martine, vraiment....
RépondreSupprimeril laisse à réfléchir....
Je trouve toujours très difficile d'écrire Engagée c'est à dire pour dénoncer .... et si ce n'était pas au nom d'un dieu, mais plutôt en subvertuge de satan.... Quand on se cherche des excuses pour faire le mal à autrui, pour se donner bonne conscience, chacun au nom de sa propre vérité
RépondreSupprimerJe ne suis pas croyante dans le sens des religions, mais j'aurai plus tendance à adhérer aux idées boudhistes... tolérance et recherche en soi
Très beau texte, que tu aurais pu traité encore plus durement...
Mél
Oui, tu as raison de poser la question martineMais je répondrai à cette question par une autre:Dieu, dans tous les exemples que tu viens de citer, n'est-il pas le bouc émissaire pour cacher des intetrêts particuliers?
RépondreSupprimerJe crois que si !
Merci Martine pour ce partage trés agréable.
Mes bisous de
Capricorne
Dieu n'est que pretexte supplémentaire pour justifier la cruauté humaine.
RépondreSupprimerJe crois que le plus endommagé dans toutes ces histoires et faits c'est le propre DIEU.
RépondreSupprimerJe ne crois pas qu'IL aurait enmené personne a faire çà.
Magnifique poème.
Merci.
félicitations Martine , magnifique,il nous laisse de la tristesse dans le coeur parce que tellement vrai
RépondreSupprimerBonsoir Marine,
RépondreSupprimerOui au nom de quoi ? Au nom de qui ? de quelle principe, de qu'elle forme...stupide fanatisme qui craint tant le néant, l'inéluctable... Le paradis est sur sur notre terre, et s'il était ailleurs, se dont je doute fort,pourquoi
détruire, faire mal parce l'autre, l'autre en face, ne pense pas comme moi et qu'il est donc sensé être bette. Ce qui est une erreurs d'ailleurs.
Racisme à jamais, je te haie.
Bravo Martine, beau texte très réaliste
avec une lucidité exemplaire.
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Patrice