A comme amitié


A comme amitié


Immédiatement, ça a été très fort

Une réelle amitié à la vie à la mort

Il y a eu des fâcheries et des colères

Il y a même eu une bagarre sévère

Mais n’est-ce pas cela aussi l’amitié

Ne pas être d’accord mais se l’avouer

Vous avez partagé tous vos bonheurs

Mais aussi et surtout vos malheurs

Et il n’y a jamais eu d’hypocrisie

Jamais de rivalité, ni de jalousie

Cela dure depuis trois décennies

Une belle leçon encore aujourd’hui

Dans la vie privée, une réelle amitié

Dans le travail, vous êtes associés

Votre secret : une grande honnêteté

Et, plus que tout, vous vous respectez.


M.M. – 22 août 2006


 

Oui


Oui


Jeudi soir, tu es arrivé

Impatient mais inquiet

Ton tendre regard troublé

A mon «oui» tant espéré

Je ne pourrai pas l’oublier

Ce moment restera gravé

En nous pour l’éternité

Toi et moi bientôt mariés

Notre famille recomposée

Après tout ce temps passé

Nos incertitudes teintées

De cette peur irraisonnée

Sont loin de nous, dépassées.


M.M. – 21 août 2006


 

Titres en rimes


Titres en rimes


Pour Sardou, ça se passait 10 ans plus tôt

Hugues Aufray naviguait sur le Santiano

Patrick Juvet faisait des rêves immoraux

Quant à toi, tu m’emmenais en tango


Michel Sardou attendait les bateaux du courrier

Pour Laurent Voulzy, son idéal était simplifié

Johnny Hallyday est prêt à dire, enfin, sa vérité

Toi, ton souhait le plus cher : tu voulais chanter


Sardou se promenait près des lacs du Connemara

Jacques Brel espérait qu’elle ne le quitte pas

Philippe Timsit attendait Henri, Porte des Lilas

Toi, tu avais un rendez-vous avec la Mesquita


Michel Sardou habitait la maison en enfer

Gainsbourg écrivait la chanson de Prévert

Jonasz partait en vacances au bord de la mer

Tu me rappelais que c’était ma grand-mère


Sardou mettait du blues dans ses chansons

J.-J. Goldman vivait sa vie par procuration

Polnareff était avec sa poupée qui fait non

Et nous étions seulement deux vagabonds


Mais Michel Sardou n’était pas mort, il dort

Christophe reconnaissait qu’il avait eu tort

Charles Aznavour se rappelait qu’hier encore

Comme toujours, tu avais le diable au corps


Pour Sardou, c’était le temps des colonies

Daniel Balavoine écrit une lettre à Marie

Delpech trouvait que Marianne était jolie

Pour moi, tu écrivais le livre de ma vie


Sardou proposait que nous parlions de toi, de moi

Patrick Bruel se demandait mais qui a le droit

Florent Pagny trouvait que c’était n’importe quoi

Je me demandais ce que j’allais faire après toi


M.M. – 07 août 2006


 

Overdose de Méditerranée


Overdose de Méditerranée


Tu as été le premier

Tu seras le dernier

Ils n’ont pas compté

Je t’ai toujours aimé


Il y a eu l’amour folie

Il y a eu l’amour raison

Il y a eu l’amour meurtri

Et avec toi, l’amour passion


Ta sérénité, ton charisme

Et parfois, tes airs de macho

Avec toi, c’est l’exotisme

Une odeur de sable chaud


Ta chevelure bouclée

Ton sourire carnassier

Ta voix qui m’a charmée

Overdose de Méditerranée


M.M. – 07 Août 2006


 

Sous la Tramontane

 


Sous la tramontane


Je suis de retour dans cette jolie maison ensoleillée

Je retrouve mes habitudes au bord de la piscine azurée

Il y a quelques mois, j’y avais passé un merveilleux été

Qui malheureusement, par un drame, s’est terminé


Notre douleur n’est pas oubliée, mais bien rangée

Maintenant, c’est plus facile, nous pouvons en parler

Enfin, nous arrivons à la partager et à nous retrouver

Tu sais que, ta folie d’un soir, je te l’ai pardonnée


Tu es plus qu’un amant, tu es avant tout mon ami

Et dans quelques mois, tu deviendras mon mari

Tu es enfin libre et rien ne viendra nous séparer

Mon rêve de petite-fille va enfin se réaliser


J’étais fillette quand tu es entré dans ma vie

Tu te souviens, c’était un vendredi, à Paris

Adolescente quand nous nous sommes aimés

Et femme quand nous nous sommes retrouvés


Nous avons bravé mes parents et les interdits

Ils te confiaient leur fille, ils n’ont rien compris

Maintenant ils savent tout et ils en rient

Pour mon père, tu resteras toujours son ami


Depuis que mon frère s’en est allé

Il n’y a que toi pour me protéger

Je sais ce que toi seul peux m’apporter

Déjà, dans tes bras, je me sens apaisée


Aujourd’hui, tu te trouves trop âgé pour moi

Mais je suis seule à juger et je te veux toi

J’ai hâte de voir ton alliance à mon doigt

Pour Pauline et Nicolas, ce sera toi et moi


M.M. – 29 juillet 2006