La guerre des duchesses (tome 1) : La fille du condamné - Juliette Benzoni

 


"La rivalité entre deux jeunes cousines, les futures duchesses de Chatillon et de Longueville, éprises du futur Grand Condé, tourne à la guerre quand éclatent les troubles de la Fronde... 
Le 21 juin 1627, François de Montmorency-Bouteville est décapité en place de Grève. Il laisse une jeune épouse de vingt ans, deux petites filles et un garçon à naître. La famille aurait sombré dans la misère si la princesse Charlotte de Condé, leur cousine, ne se chargeait d'élever les enfants selon leur rang. Isabelle, la cadette des filles, va s'éprendre très tôt du duc d'Enghien, futur Grand Condé. Il a six ans de plus qu'elle et la dédaigne jusqu'à ce qu'elle devienne une ravissante jeune femme, ce qui n'est pas pour plaire à Anne-Geneviève, future duchesse de Longueville, très belle et très adulée mais qu'un sentiment trouble unit à son frère Enghien. Elle ne tolère pas qu'il aime ailleurs et se comporte en conséquence... La guerre larvée qui durant des années va opposer Isabelle, devenue duchesse de Châtillon, à Mme de Longueville prendra une nouvelle dimension avec la Fronde, cette longue révolte où l'ami d'hier devient l'ennemi de demain..."

Jalousie


Jalousie


La jalousie est, pour moi, le plus laid des défauts

Et pourtant, c’est aussi celui qui fait le plus bobo

Je suis jalouse des femmes aimées avant moi

Elles t’ont connu jeune, avec de l’envie, de la joie

Moi, j’étais avec quelqu’un sans désir, désabusé

Qui n’éprouve aucune folie et qui préfère s’isoler

Je suis jalouse de celle à qui tu as donnée ton nom

Tu lui as offert un mariage de princesse et à moi, non

Tu l’as présentée à ta famille et faisait partie de ta vie

Moi, tu m’as toujours cachée, à peine une vague amie

Elles ont eu tes plus belles années, le meilleur de toi

Tant pis, je suis arrivée trop tard, il me restait quoi ?


M.M. – 22 avril 2014


 

Emerveillement


Emerveillement


Jolie bastide médiévale nichée sur sa colline

Avec ses ruelles escarpées d’un autre temps

Et ses vielles façades recouvertes de glycines

Nous ramène dans le passé et adieu le présent

Avec sa jolie place centrale entourée d’arcades

Où dès les beaux jours, fleurissent les terrasses

Et où se retrouvent les habitants de la bourgade

Autour, ce ne sont que cours privées et impasses

On imagine ménestrels, seigneurs et gentes dames

Le village est joliment restauré et bien entretenu

De l’époque moyenâgeuse, il a préservé son âme

Soudain ce baiser fougueux sans aucune retenue.


M.M. – 07 avril 2014


 

Face à l'étang


Face à l’étang


C’était un dimanche de printemps

Beau mais venteux comme souvent

Tu marchas vers moi en chantonnant

L’accueil était amical très simplement

Ravis de se retrouver après si longtemps

Complicité intacte, partage au firmament

Tes conseils précieux sans aucun jugement

Tu dis ce que tu penses sans faux-semblant

Lors de notre discussion à l’écart des gens

Tu as voulu savoir où j’en étais à présent

Et bien sûr le temps passa trop rapidement

Arriva l’heure de la séparation inévitablement

On se promit de se voir très prochainement

Lundi, j’ai raté ton appel, malheureusement.


M.M. – 25 mars 2014


 

Incompréhension


Incompréhension


Tu pleures un père que tu n’as pas connu

Tu te focalises sur des soi-disant non-dits

Mais aucun sentiment pour cet enfant perdu

Ni pour sa Maman et sa douleur ressentie


Ta famille t’ignore et n’apporte rien à ta vie

Elle a préférée te laisser élever par des étrangers

La mienne te recevait à bras ouverts sans a priori

Mais tu préfères vivre en ermite et la repousser


Et dire que j’ai cru ce que tu me disais au début

Tu cherchais quelqu’un pour combler ta solitude

Mais toutes les jolies promesses sont disparues

Surtout tu ne veux rien changer à tes habitudes


Et que dire de ton comportement plus qu’ambigu

Tu as choisi ton camp et la trahison était partout

Les scrupules te sont complètement inconnus

Même ravi des risques encourus avec ce voyou


Toujours cette impression d’être tombée à côté

Eluder certains sujets pour éviter les fâcheries

Jamais rien ne te fait plaisir, tu préfères bouder

A quoi bon continuer, mes larmes sont taries.


M.M. – 24 mars 2014