Continuer le chemin


Continuer le chemin


Mon frère, il y a six mois que tu nous quittais

Je reviens pour la première fois dans notre maison

Rien n’a bougé, rien n’a changé en ce mois de mai

Seulement elle n’a plus d’âme sans ce grand garçon


Au premier étage, Papa a condamné ta chambre

J’ouvre la porte fermée à double tours et j’entre

Je caresse en passant ton lit et vais vers la fenêtre

Je l’ouvre, je pousse les volets et le soleil pénètre


Dans cette chambre qui abrite tous nos tendres secrets

Je ressens ta présence, ta chaleur, il y a aussi ton odeur

Cet endroit va devenir mon refuge, mon jardin secret

Là, je pourrais revivre tous nos instants de bonheur


Je m’allonge sur ton lit et me souviens de septembre

Et pourtant, malheureusement, j’étais déjà ailleurs

Je n’oublierais jamais le mal que j’ai pu te faire

Ni le geste que t’as poussé à faire ta grande douleur


Aujourd’hui, tu n’es plus là et tu me manques tant

Moi, j’ai changé et je ne serais jamais plus la même

Rien ne sera plus jamais pareil à partir de maintenant

Les larmes trop retenues coulent sur mon visage blême


Pour nous, tu étais le grand frère et le fils aîné

Mais surtout et avant tout le père de l’héritier

Je le regarde si beau, si grand, c’est ton portrait

Je te retrouve, magnifique, dans chacun de ses traits


En ce jour, je reprends les rênes de notre famille

Je prends en charge l’avenir de tes deux filles

Sur nous tous réunis, se referme notre coquille

Sur laquelle, tu veilles, enfin je suis tranquille


M.M. – 01er mai 2006


 

Ma meilleure ennemie


Ma meilleure ennemie


Tu es là sournoise et si douloureuse

On te dit ni mortelle, ni contagieuse

Et pourtant tu me pourris tant la vie

Et cela depuis bientôt une décennie


J’ai le choix entre chirurgie et chirurgie

Comme ce n’est pas grave, pas de recherche

Je souffre en silence dans ce corps détruit

Tu es tombée sur moi comme une avalanche


A cause de toi, je me renferme sur moi

Je ne peux vivre sans médicaments

Et leurs effets secondaires font la loi

Je me bourre de calmants impuissants


J’attends avec impatience la délivrance

Laquelle sera la mieux, je ne sais pas

Mais dans les médecins, plus de confiance

Ils te donnent un traitement et bon débarras…


M.M. – 30 avril 2006



 

La revenante


La revenante


Après tant de mois d’absence et de séparation

Pendant lesquels j’avais perdu la bonne direction

Où je me suis égarée sur les chemins de la perdition

Où j’ai tout subi, tout enduré, même la diffamation


Me voilà de retour dans mon refuge, ma maison

Toi, bâtisse ancrée solidement sur tes fondations

Rien n’a changé comme si le temps était suspendu

J’y retrouve des gens vrais et je me sens «bienvenue»


Réapprendre à vivre entourée par des personnes alliées

Sincères, honnêtes, qui m’aiment, eux, réellement

Qui ne me trahiront pas, qui n’abusent pas de ma bonté

Qui ne se jouent pas de moi, des êtres non-méchants


Dans mon nid, je vais tenter d’oublier la méchanceté

L’égoïsme, l’agressivité, la malhonnêteté, la trahison

Dont j’ai subi les méfaits pendant presque deux années

Je rentre au domicile familial et je retrouve la raison.


M.M. – 30 avril 2006


 

Chanson Passion


Chanson passion

Musiques et paroles riment ta vie
Accord et notes font de jolies mélodies
Retrouver avec plaisir tes compositions
Tu nous emportes à travers ta passion
Interprète de tes propres chansons
Auteur de magnifiques partitions
Longtemps encore ta voix vibrera.

M.M. – 18 avril 2006

ℹ️ Un petit acrostiche pour notre ami Martial. Allez lui rendre une petite visite sur son blog et écoutez-le sur RADIO VARIETE FRANÇAISE


 

Le printemps

 


Le printemps


Nous t’attendions avec impatience

Après ces trop longs mois d’absence

Tu arrives pour nous réchauffer le cœur

Après ce très long hiver et ses rigueurs


Grâce à toi, la nature est beaucoup plus jolie

On entend les oiseaux et leur gazouillis

Dans les jardins, les fleurs sont réapparues

De nouveau, ont reverdi tous nos feuillus


Avec ton retour, nous refaisons des projets

Nous reprenons nos promenades en forêt

Nous avons envie de barbecues et de sorties

Les animaux revivent aussi, la chasse est finie


Nous avons rangé anoraks et parapluies

Nous oublions vite bottes, luges et skis

Nous ne rêvons que pique-niques joyeux

Et ce grand soleil nous rend très heureux.


M.M. – 11 avril 2006