A mon frère

 


A mon frère


Il y a dans ton prénom un calme familier,

Un mot que je garde quand je vais vaciller,

Un matin discret qui revient me chercher

Quand la nuit insiste à vouloir s’installer.


Ta douceur n’est pas faible, elle sait résister,

C’est une force tranquille, lente à se montrer,

Une étoffe tissée d’épreuves traversées,

De silences portés, de jours acceptés.


Tu consoles sans mots, sans rien expliquer,

Un regard posé suffit à apaiser,

Un sourire discret, et tout peut se calmer,

Même les peurs que je n’ose pas nommer.


Nous avons grandi là, sans trop y penser,

Dans la même maison, les mêmes étés,

L’herbe fraîche coupée, les soirs étouffés,

Et ces silences lourds qu’on laissait passer.


Il y avait notre père, calme et réservé,

Ses mots comptés, son regard assuré,

Sa main sur l’épaule pour nous rassurer,

Sa façon d’aimer sans jamais trop parler.


Il nous a appris, sans le dire vraiment,

Que rester digne est un engagement,

Que la douceur peut tenir longtemps,

Et qu’être présent suffit bien souvent.


Il est parti sans bruit, sans se retourner,

Mais ses racines ont su nous ancrer,

Je les sens en toi quand je te vois marcher,

Et je sais d’où je viens quand je te regarde avancer.


Nous avons perdu, oui, et souvent pleuré,

Des absences qui serrent sans jamais lâcher,

Des matins plus pâles, des ciels ébréchés,

Et des noms qu’on prononce à peine, à moitié.


Mais toi, tu continues à tout accueillir,

À ouvrir les bras, même prêt à souffrir,

À laisser la vie entrer sans fuir,

Et je t’aime pour ça, sans toujours savoir te le dire.


Ta tendresse est l’endroit où je peux rester,

Quand je n’ai plus la force de me relever,

Une lampe allumée dans l’obscurité,

Une promesse simple pour ne pas m'égarer.


Alors je te le dis, sans détour, sans bruit,

Tu n’es pas seul, je marche avec toi, ici,

Ni devant, ni derrière, mais bien à côté,

Liés pour longtemps, quoi qu’il puisse arriver.


Oui, nous avons perdu, c’est vrai, un peu de clarté,

Mais nous avons gardé ce qui ne peut tomber :

La main de l’autre serrée pour avancer,

Et cet amour-là que rien ne saura briser.


M.M. - 29-12-2025


Aventure


Aventure


Au feu de tes bras je m’aventure

Vibrant d’un désir qui me capture

En toi je perds toute mesure

Nuits enflammées, douce blessure

Ton amour brûle sans censure

Une ivresse hors du temps qui dure

Rien ne vaut cette aventure

Eternelle, intense, à la démesure


M.M. - 28-12-2025


 

Souvenir

Souvenir

Serré contre toi, le temps s’arrêtait 
Où ton regard devenait mon refuge 
Un simple instant avec toi suffisait 
Vibrant d’amour et de promesses 
En toi je reconnaissais l’évidence 
Nos souvenirs s’écrivaient à deux 
Intimement gravés dans mon cœur 
Rien ne pourra jamais les effacer 

M-M - 17-12-2025

Entre deux intentions


Entre deux intentions

Dès nos premiers échanges, quelque chose vibrait,
Une légèreté, d’une façon simple tu me comprenais
Comme un fil invisible qui, même quand tu t’éloignais,
Tendu entre nous, discret, solide qui aussitôt reprenait.

Pendant longtemps, j’ai cru que tu suivais ton chemin,
Que tu m’avais laissée poursuivre le mien sans lendemain,
Mais tu veillais encore, silencieux, presque en retrait,
Veillant sur mes pas d’un regard que je devinais.

Puis, cet été-là, quelque chose s’est mis à changer.
Ton présence s’est faite plus douce, plus enveloppée,
Avec ces signes envoyés de loin, ces sourires prolongés,
Et ces instants simples, autour d’un repas partagé.

À chaque fois que la vie nous réunissait face à face,
La distance fond, s’efface, disparaît sans laisser de trace
Tu te rapproches, tu m’effleures, tu t’accordes à mon pas,
Et nos rires se mêlent à ta chaleur tout contre mon bras.

À cela s’ajoutent tes gestes, plus francs, plus assurés
Ta main qui trouve ma taille, comme si elle savait, sans hésiter,
Ton toucher qui revient, encore, comme un aveu détourné,

Comme si ta peau parlait ce que tes mots n’osent murmurer.

Et puis ce dimanche-là, tu t’es avancé pour me protéger,
Avec cette force tranquille qui t’appartient, inégalée
Et ta main, soudain, sur mon dos, si naturellement posée,
M’a traversée d’un frisson, devant tous, sans hésiter.

Il y a entre nous cette frontière floue, mouvante,
Ce territoire tendre qui me laisse hésitante
S’il s’agit d’amitié profonde ou d’un désir refoulé
Mais je laisse souffler ce vent et je me laisse bercer.

M.M - 07-12-2025

Quand mes mains apprennent ton nom


Quand mes mains apprennent ton nom


Quand mes mains se posent sur toi, mon amour,

Elles reconnaissent aussitôt ton contour ;

Elles se souviennent de la chaleur de ta peau,

De ce frisson profond qui répond à mes mots.


Il suffit que tu m’approches, et tout se trouble :

La pièce se resserre, le temps devient souple.

Ton regard posé sur moi me renverse un peu,

Comme une vague lente qui me porte aux cieux.


Je suis femme entière quand tu viens près de moi,

Quand ton ombre se fond délicatement à ma joie ;

Chaque souffle que tu laisses contre ma nuque

Éveille une lumière qui glisse et me bouscule.


Je ne dis rien — je te respire.

Je te veux dans cette tendresse qui sait retenir ;

Je te veux dans la fougue de ces instants suspendus

Où mon cœur bat plus fort rien qu’au son de ta vue.


Ton torse contre le mien, c’est un monde clos,

Un refuge brûlant où je me fais repos ;

Tes mains qui me cherchent savent déjà la route,

Et je m’ouvre à toi sans frayeur, sans doute.


J’aime quand tu me regardes comme si j’étais

La seule étoile qu’un soir t’aurait confiée ;

J’aime sentir ton désir naître sous ta peau,

Et le mien qui y répond, plus doux, plus chaud.


Approche… et laisse-moi te dire encore

Que c’est dans tes bras que mon âme s’endort ;

Que je suis femme, fière, vibrante et certaine,

Et que ton amour allume chaque parcelle de la mienne.


M.M - 06-12-2025


 

La nuit de Noël


La nuit de Noël

Sous le manteau d’hiver, la nuit devient lumière,
Les cloches dans le froid appellent à la prière.
Au cœur des cheminées, un feu crépite encore,
Et la neige tombe comme un doux réconfort.

Les étoiles veillent, là-haut, dans le ciel,
Guidant les esprits vers l’éternité de Noël.
Les maisons parfumées de cannelle et d’orange
Ouvrent leurs bras chauds à tous les anges.

Autour du sapin vert, la famille se rassemble,
Des souvenirs anciens et des rires tout ensemble.
Un enfant émerveillé serre le jouet tant espéré,
Et le temps, l’espace d’un instant, semble s’arrêter.

Que ce Noël demeure, humble et plein de bonté,
Comme un élan secret de douceur retrouvée.
Dans l’éclat des bougies, renaît chaque saison
La paix simple et profonde qu’offre la tradition.

M.M - 03-12-2025


Poésie


Poésie 

 Peau contre peau, sans hâte, le temps s’apaise 
Ondes légères de nos mains qui se reconnaissent
Eclat discret d’un regard qui se confie
Silence où nos cœurs parlent plus fort que les mots
Instants fragiles, gardés comme un secret
Et dans ton sourire, le monde devient poésie. 

 M.M. - 02-12-2025

13 novembre à jamais…

13 novembre à jamais…

Le soir tombait sur Saint-Denis
Au stade, un match se jouait
Les supporters vibraient, unis
Sans imaginer ce qui couvait

Aux terrasses, le vin coulait
On parlait fort, on rigolait
Puis des cris au coeur de Panam
Et soudain le silence, le drame

Dans l’enceinte du Bataclan
Les guitares honoraient la vie
Et la mort s’invita dans les rangs
Et interrompit cette mélodie

Puis tout Paris, cœur suspendu
Ecouta battre son indicible douleur
Des noms, des sirènes entendues
Et des bougies contre l’horreur

Mais du stade aux terrasses ensanglantées
Un même souffle a tenu bon, a résisté
Celui des hommes, celui des femmes
Que rien n’éteint, pas même les armes

Et derrière les larmes, la promesse
Dans le silence et la tristesse
Tant qu’il restera des vivants
A jamais nous serons résilients.

M.M - 12-11-2025

 

Gâteau de pommes de terre au comté


Ingrédients pour un moule à cake :

- 700 g de pommes de terre 
- 2 œufs
- 80 g de farine
- 80 g de lait
- 130 g de comté râpé
- sel
- poivre

Préchauffez le four sur 180°

Dans un saladier, battre les œufs au fouet, ajouter la farine et bien mélanger. Ajouter le lait petit à petit en continuant de mélanger.

Saler et poivrer. Ajouter les 2/3 du comté râpé et mélanger de nouveau.

Epluchez les pommes de terre et les couper les finement.

Ajouter les  pommes de terre coupées dans le saladier et mélanger jusqu'à ce que les tranches de pommes de terre soient bien enrobées de pâte.

Verser la préparation dans un moule à cake (de préférence en silicone). Recouvrer avec le restant de comté et mettre au four pendant une heure et demi. A mi-cuisson, lorsque le gâteau est bien gratiné, le recouvrir de papier alu pour qu'il ne grille pas trop.

Une fois cuit, le laisser reposer une dizaine de minutes avant de le démouler.


 

Tarte aux endives, miel et comté


Ingrédients pour 4 personnes :

- 300 g d’endives
- 130 g de comté râpé 
- 50 g de noix concassées
- 2 cuillères à soupe de miel liquide 
- 1 pâte feuilletée 
- 1 oignon rouge

Préchauffez le four sur 180°C. Dans une poêle, faites revenir  l’oignon rouge émincé dans un peu d'huile.
Coupez les endives en deux dans le sens de la longueur. Mettez-les dans la poêle avec les oignons, côté plat vers le bas, et faites cuire à feu moyen pendant 10 minutes. Ajoutez le miel, du sel et du poivre. Laissez caraméliser légèrement.
Etalez la pâte feuilletée dans un moule à tarte. 
Disposez les endives sur la pâte. Parsemez avec les noix et le comté râpé.
Mettez au four  pendant 25 minutes.