Je n’oublie rien car j’ai aimé

Je n’oublie rien car j’ai aimé

J’ai aimé notre 01er rendez-vous à la Chaberte
Et je n’oublie pas
J’ai aimé faire, avec toi, la route des crêtes
Et je n’oublie pas
J’ai aimé notre premier baiser sur le Mont-Faron
Et je n’oublie pas
J’ai aimé découvrir, avec toi, les Gorges du Verdon
Et je n’oublie pas
J’ai aimé te faire découvrir la cité de Provins
Et je n’oublie pas
J’ai aimé, sur moi, la caresse de tes mains
Et je n’oublie pas.
J’ai aimé ne ressentir avec toi aucune honte
Et je n’oublie pas
J’ai aimé notre soirée à Vaux-le-Vicomte
Et je n’oublie pas
J’ai aimé te montrer Fontainebleau et Moret
Et je n’oublie pas
J’ai aimé ta tendresse et la douceur de tes baisers
Et je n’oublie pas
J’ai aimé nos déjeuners dans tous ces Mac Do
Et je n’oublie pas
J’ai aimé recevoir tes innombrables textos
Et je n’oublie pas
J’ai aimé nos dîners dans des pizzerias parisiennes
Et je n’oublie pas
J’ai aimé ta complicité avec ma petite chienne
Et je n’oublie pas
J’ai aimé tous ces merveilleux moments magiques
Et je n’oublie pas
J’ai aimé regarder passer les TGV aux Ecrennes, quoi que…
Mais je ne risque pas d’oublier !
J’ai aimé notre virée dans la campagne bourguignonne
Et je n’oublie pas
Et surtout, j’ai aimé ce mardi après-midi d’automne
Et ça, je n’oublierai jamais….

M.M. – 20 décembre 2006

 

Etoile-Cristal


Etoile-Cristal


Par un bel après-midi automnal

Direction l’Etoile, le bar le Cristal

Des souvenirs viennent se superposer

A cette tendre et douce réalité


J’hésite à entrer, je suis intimidée

Pourtant, il m’attend, c’est prévu

Un merveilleux souvenir de plus

A emmener avec moi en Vendée


Bêtement, je m’assieds un peu à l’écart

J’ai presque envie de repartir, de fuir

Qu’est-ce que je fais dans ce bar ?

Trop tard, il m’a vue et vient me servir


Puis vient enfin l’heure de sa pause

Nous nous retrouvons sur l’avenue

Nous discutons de plein de choses

Le temps passe vite, je suis déçue


C’est le moment de nous quitter

Je retourne prendre mon métro

Et lui se dirige vers son boulot

Nous voilà de nouveau séparés


Je perçois au loin un aboiement

Le bruit se rapproche et se précise

Mais c’est ma Rumba que j’entends

Mon rêve, car c’était un rêve, se brise….


M.M. – 27 novembre 2006


 

Tu me manques déjà...


Tu me manques déjà….


Chaque jour qui passe renforce notre complicité

Hier, aujourd’hui, demain, nous pour l’éternité

Rien ne peut nous séparer même l’éloignement

Ici ou là-bas, nous nous donnerons les moyens

Souvent, j’espère, de nous retrouver tous les deux

Tu imagines nos rendez-vous, ils seront délicieux

Il m’est impossible de concevoir ma vie sans toi

Après mon départ, s’il te plaît, ne m’oublie pas

Nous ferons mentir le dicton : loin des yeux, …..


M.M. – 12 novembre 2006


 

Alfortville sur scène


Alfortville sur scène


Après ces si longs discours tellement assommants

Mon impatience était arrivée à son point culminant

Enfin les premières notes d’une intro très connue

Et de derrière le rideau rouge, tu es soudain apparu

Pochette et chemise blanche ouverte, costume noir

Ta voix puissante et envoûtante captivant l’auditoire

Yeux de braise, sourire carnassier et chevelure bouclée

Ton charme méditerranéen est vraiment à son apogée

Et la maturité de la cinquantaine te sied à merveille

Les spectateurs t’ignorent et n’ont pour toi aucun accueil

Tu vas essayer de dérider ces personnes en plaisantant

Tu vas enchaîner les airs connus et des morceaux récents

Je suis troublée, hypnotisée, un véritable enchantement

J’ai l’impression d’être seule avec toi au milieu de ces gens

Puis le rêve a pris fin et derrière le rideau, tu es retourné

Il y eut quelques rappels, nous nous serions cru dans le passé

Tu es revenu saluer et une petite dernière en remerciement

Te laissant à ton public, je me suis approchée doucement

Je suis contente, ton dernier disque a eu quelques acheteurs

En riant, tu m’as fait remarquer que j’en avais eu la primeur

Un dernier bisou et c’est déjà le cruel moment de la séparation

Hier dans l’Aude, aujourd’hui ici, demain, une autre destination.


M.M. – 03 novembre 2006


 

Et si je me trompais d’histoire d’amour ?


Et si je me trompais d’histoire d’amour ?


Je me sens si bien blottie contre ta chaleur

Où j’ai l’impression d’être en apesanteur

Des moments magiques mais éphémères

Des instants qui à mon cœur sont si chers

Toutefois, j’ai tellement d’incertitudes

J’ai beaucoup de doutes et d’inquiétude

Pourtant tout ce temps passé dans tes bras

Ce n’est que du pur bonheur à chaque fois

D’autres, à ma place, s’en moqueraient

Aucune question, elles ne se poseraient

Et fonceraient tête baissée sans réfléchir

Mais moi, j’ai de nouveau peur de souffrir

La crainte de me tromper une nouvelle fois

L’angoisse de faire encore le mauvais choix

Malgré tout, je suis prête à tout te donner

Mais comment être sûre de ne pas regretter

Cependant j’ai besoin de passer du temps

Avec toi avant de partir pour longtemps.


M.M. – 31 octobre 2006


 

Geste


Geste


On la disait bien entourée

La présence de sa maman

Ces deux frères la chérissant

Sans oublié son papa adoré


Et pourtant, pour elle, le néant

La vie n’a rien d’intéressant

Ce départ raté pour une ONG

Et il y a eu ce mariage annulé


Alors est-ce un appel au secours ?

Ou une véritable envie d’en finir

Sourira-t’elle de nouveau un jour ?

Croira-t’elle de nouveau en l’avenir ?


Vous êtes, tous, là impuissants

Autour de ce grand lit blanc

Espérant un geste, un mouvement

De votre belle au bois dormant.


M.M. – 19 octobre 2006


 

Un week-end de folie


Un week-end de folie


Toi et moi tellement heureux

Au milieu de cette aérogare

La foule qui nous entoure

Et forme un halo brumeux


Un réveil tout en tendresse

Et une nouvelle inattendue

Mon cœur est en allégresse

Pas de mot, je suis trop émue


Enfin ce voile opaque se déchire

Et je comprends certaines choses

Certains conseils amicaux et désirs

Distillés, l’air de rien, à petites doses


Enfin, 16h et direction la mairie,

Le monsieur à l’écharpe tricolore

Et ça y est, le mot est lâché : OUI

Instant passé comme un météore


La soirée était prévue avec nos amis

C’était très sympa mais sans plus

Je rêvais d’être seule avec mon mari

Une dernière musique et à tous, salut !


Attendus par une limousine avec chauffeur

Direction un magnifique hôtel de charme

Je crois que c’est ça qu’on appelle le bonheur

A partir de maintenant, je rends les armes….


M.M. – 17 octobre 2006


 

Concert à Alfortville (94) - 06 Octobre 2006




Vidéo ©Martine MAZURAIS

ℹ️ Petit rappel
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Trop tard


Trop tard


Au bout de ces deux trop longues années

Je ne pensais pas que ça pouvait arriver

Souvent nous en avions parlé, même déliré

En cet après-midi gris, on a failli s’aimer


Dans cette chambre aux couleurs bleutées

A peine éclairée par la porte entrebâillée

Je t’ai rejointe en me faisant un peu prier

Et blottie contre toi, je me suis retrouvée


Tes baisers, encore, encore, m’ont chavirée

Tes mains sur ma peau m’ont enflammée

Dans tes bras, toute ma pudeur s’est envolée

J’avais l’impression d’être aimée, désirée


Mais je n’ai pas pu, je me suis éloignée

Tu te sens rejeté, atteint dans ta virilité

Tu ne veux pas comprendre mon refus

Maintenant tu m’en veux, je t’ai perdu


M.M. – 03 octobre 2006


 

A comme amitié


A comme amitié


Immédiatement, ça a été très fort

Une réelle amitié à la vie à la mort

Il y a eu des fâcheries et des colères

Il y a même eu une bagarre sévère

Mais n’est-ce pas cela aussi l’amitié

Ne pas être d’accord mais se l’avouer

Vous avez partagé tous vos bonheurs

Mais aussi et surtout vos malheurs

Et il n’y a jamais eu d’hypocrisie

Jamais de rivalité, ni de jalousie

Cela dure depuis trois décennies

Une belle leçon encore aujourd’hui

Dans la vie privée, une réelle amitié

Dans le travail, vous êtes associés

Votre secret : une grande honnêteté

Et, plus que tout, vous vous respectez.


M.M. – 22 août 2006