Alfortville sur scène


Alfortville sur scène


Après ces si longs discours tellement assommants

Mon impatience était arrivée à son point culminant

Enfin les premières notes d’une intro très connue

Et de derrière le rideau rouge, tu es soudain apparu

Pochette et chemise blanche ouverte, costume noir

Ta voix puissante et envoûtante captivant l’auditoire

Yeux de braise, sourire carnassier et chevelure bouclée

Ton charme méditerranéen est vraiment à son apogée

Et la maturité de la cinquantaine te sied à merveille

Les spectateurs t’ignorent et n’ont pour toi aucun accueil

Tu vas essayer de dérider ces personnes en plaisantant

Tu vas enchaîner les airs connus et des morceaux récents

Je suis troublée, hypnotisée, un véritable enchantement

J’ai l’impression d’être seule avec toi au milieu de ces gens

Puis le rêve a pris fin et derrière le rideau, tu es retourné

Il y eut quelques rappels, nous nous serions cru dans le passé

Tu es revenu saluer et une petite dernière en remerciement

Te laissant à ton public, je me suis approchée doucement

Je suis contente, ton dernier disque a eu quelques acheteurs

En riant, tu m’as fait remarquer que j’en avais eu la primeur

Un dernier bisou et c’est déjà le cruel moment de la séparation

Hier dans l’Aude, aujourd’hui ici, demain, une autre destination.


M.M. – 03 novembre 2006


 

2 commentaires:

  1. Magnifique poème qui décrit ton état d’esprit après avoir vu en concert Jean-Pierre.

    RépondreSupprimer
  2. Très joli et profond.

    RépondreSupprimer

Merci pour votre commentaire.