Etoile-Cristal


Etoile-Cristal


Par un bel après-midi automnal

Direction l’Etoile, le bar le Cristal

Des souvenirs viennent se superposer

A cette tendre et douce réalité


J’hésite à entrer, je suis intimidée

Pourtant, il m’attend, c’est prévu

Un merveilleux souvenir de plus

A emmener avec moi en Vendée


Bêtement, je m’assieds un peu à l’écart

J’ai presque envie de repartir, de fuir

Qu’est-ce que je fais dans ce bar ?

Trop tard, il m’a vue et vient me servir


Puis vient enfin l’heure de sa pause

Nous nous retrouvons sur l’avenue

Nous discutons de plein de choses

Le temps passe vite, je suis déçue


C’est le moment de nous quitter

Je retourne prendre mon métro

Et lui se dirige vers son boulot

Nous voilà de nouveau séparés


Je perçois au loin un aboiement

Le bruit se rapproche et se précise

Mais c’est ma Rumba que j’entends

Mon rêve, car c’était un rêve, se brise….


M.M. – 27 novembre 2006


 

Tu me manques déjà...


Tu me manques déjà….


Chaque jour qui passe renforce notre complicité

Hier, aujourd’hui, demain, nous pour l’éternité

Rien ne peut nous séparer même l’éloignement

Ici ou là-bas, nous nous donnerons les moyens

Souvent, j’espère, de nous retrouver tous les deux

Tu imagines nos rendez-vous, ils seront délicieux

Il m’est impossible de concevoir ma vie sans toi

Après mon départ, s’il te plaît, ne m’oublie pas

Nous ferons mentir le dicton : loin des yeux, …..


M.M. – 12 novembre 2006


 

Alfortville sur scène


Alfortville sur scène


Après ces si longs discours tellement assommants

Mon impatience était arrivée à son point culminant

Enfin les premières notes d’une intro très connue

Et de derrière le rideau rouge, tu es soudain apparu

Pochette et chemise blanche ouverte, costume noir

Ta voix puissante et envoûtante captivant l’auditoire

Yeux de braise, sourire carnassier et chevelure bouclée

Ton charme méditerranéen est vraiment à son apogée

Et la maturité de la cinquantaine te sied à merveille

Les spectateurs t’ignorent et n’ont pour toi aucun accueil

Tu vas essayer de dérider ces personnes en plaisantant

Tu vas enchaîner les airs connus et des morceaux récents

Je suis troublée, hypnotisée, un véritable enchantement

J’ai l’impression d’être seule avec toi au milieu de ces gens

Puis le rêve a pris fin et derrière le rideau, tu es retourné

Il y eut quelques rappels, nous nous serions cru dans le passé

Tu es revenu saluer et une petite dernière en remerciement

Te laissant à ton public, je me suis approchée doucement

Je suis contente, ton dernier disque a eu quelques acheteurs

En riant, tu m’as fait remarquer que j’en avais eu la primeur

Un dernier bisou et c’est déjà le cruel moment de la séparation

Hier dans l’Aude, aujourd’hui ici, demain, une autre destination.


M.M. – 03 novembre 2006


 

Et si je me trompais d’histoire d’amour ?


Et si je me trompais d’histoire d’amour ?


Je me sens si bien blottie contre ta chaleur

Où j’ai l’impression d’être en apesanteur

Des moments magiques mais éphémères

Des instants qui à mon cœur sont si chers

Toutefois, j’ai tellement d’incertitudes

J’ai beaucoup de doutes et d’inquiétude

Pourtant tout ce temps passé dans tes bras

Ce n’est que du pur bonheur à chaque fois

D’autres, à ma place, s’en moqueraient

Aucune question, elles ne se poseraient

Et fonceraient tête baissée sans réfléchir

Mais moi, j’ai de nouveau peur de souffrir

La crainte de me tromper une nouvelle fois

L’angoisse de faire encore le mauvais choix

Malgré tout, je suis prête à tout te donner

Mais comment être sûre de ne pas regretter

Cependant j’ai besoin de passer du temps

Avec toi avant de partir pour longtemps.


M.M. – 31 octobre 2006


 

Geste


Geste


On la disait bien entourée

La présence de sa maman

Ces deux frères la chérissant

Sans oublié son papa adoré


Et pourtant, pour elle, le néant

La vie n’a rien d’intéressant

Ce départ raté pour une ONG

Et il y a eu ce mariage annulé


Alors est-ce un appel au secours ?

Ou une véritable envie d’en finir

Sourira-t’elle de nouveau un jour ?

Croira-t’elle de nouveau en l’avenir ?


Vous êtes, tous, là impuissants

Autour de ce grand lit blanc

Espérant un geste, un mouvement

De votre belle au bois dormant.


M.M. – 19 octobre 2006