Sous l’équerre et le compas
Sous l’équerre et le compas naît l’angle du destin,
Où le maillet réveille le futur incertain.
La pierre brute espère un jour sa perfection,
Quand le ciseau murmure à l’ouvrage sa raison.
Deux colonnes veillent, fières, aux seuils du savoir,
Sur un tapis d’énigmes tissé de noir et d’espoir.
Le tablier s’illumine, blanc comme un serment,
Et scelle dans le rite un discret firmament.
Au fil des grades, chacun taille en lui-même,
Une salle de silence où la conscience s’aimante.
Les symboles s’emboîtent, puzzle patient du cœur,
Pour transformer l’argile en plus haute douceur.
Le Delta, œil discret, perce la nuit d’un trait,
Pour guider l’initié sur le siège du vrai.
Frère du compas, sœur du fil et du niveau,
Ils tracent dans l’ombre un invisible château.
Le pavé mosaïque, en noir et blanc tissé,
Dicte l’équilibre où fleurit la pensée.
Car le Temple invisible, à qui sait le rêver,
Se bâtit dans l’humain qu’on apprend à lever.
M.M. - 12-01-2026