Entre deux intentions


Entre deux intentions

Dès nos premiers échanges, quelque chose vibrait,
Une légèreté, d’une façon simple tu me comprenais
Comme un fil invisible qui, même quand tu t’éloignais,
Tendu entre nous, discret, solide qui aussitôt reprenait.

Pendant longtemps, j’ai cru que tu suivais ton chemin,
Que tu m’avais laissée poursuivre le mien sans lendemain,
Mais tu veillais encore, silencieux, presque en retrait,
Veillant sur mes pas d’un regard que je devinais.

Puis, cet été-là, quelque chose s’est mis à changer.
Ton présence s’est faite plus douce, plus enveloppée,
Avec ces signes envoyés de loin, ces sourires prolongés,
Et ces instants simples, autour d’un repas partagé.

À chaque fois que la vie nous réunissait face à face,
La distance fond, s’efface, disparaît sans laisser de trace
Tu te rapproches, tu m’effleures, tu t’accordes à mon pas,
Et nos rires se mêlent à ta chaleur tout contre mon bras.

À cela s’ajoutent tes gestes, plus francs, plus assurés
Ta main qui trouve ma taille, comme si elle savait, sans hésiter,
Ton toucher qui revient, encore, comme un aveu détourné,

Comme si ta peau parlait ce que tes mots n’osent murmurer.

Et puis ce dimanche-là, tu t’es avancé pour me protéger,
Avec cette force tranquille qui t’appartient, inégalée
Et ta main, soudain, sur mon dos, si naturellement posée,
M’a traversée d’un frisson, devant tous, sans hésiter.

Il y a entre nous cette frontière floue, mouvante,
Ce territoire tendre qui me laisse hésitante
S’il s’agit d’amitié profonde ou d’un désir refoulé
Mais je laisse souffler ce vent et je me laisse bercer.

M.M - 07-12-2025

Quand mes mains apprennent ton nom


Quand mes mains apprennent ton nom


Quand mes mains se posent sur toi, mon amour,

Elles reconnaissent aussitôt ton contour ;

Elles se souviennent de la chaleur de ta peau,

De ce frisson profond qui répond à mes mots.


Il suffit que tu m’approches, et tout se trouble :

La pièce se resserre, le temps devient souple.

Ton regard posé sur moi me renverse un peu,

Comme une vague lente qui me porte aux cieux.


Je suis femme entière quand tu viens près de moi,

Quand ton ombre se fond délicatement à ma joie ;

Chaque souffle que tu laisses contre ma nuque

Éveille une lumière qui glisse et me bouscule.


Je ne dis rien — je te respire.

Je te veux dans cette tendresse qui sait retenir ;

Je te veux dans la fougue de ces instants suspendus

Où mon cœur bat plus fort rien qu’au son de ta vue.


Ton torse contre le mien, c’est un monde clos,

Un refuge brûlant où je me fais repos ;

Tes mains qui me cherchent savent déjà la route,

Et je m’ouvre à toi sans frayeur, sans doute.


J’aime quand tu me regardes comme si j’étais

La seule étoile qu’un soir t’aurait confiée ;

J’aime sentir ton désir naître sous ta peau,

Et le mien qui y répond, plus doux, plus chaud.


Approche… et laisse-moi te dire encore

Que c’est dans tes bras que mon âme s’endort ;

Que je suis femme, fière, vibrante et certaine,

Et que ton amour allume chaque parcelle de la mienne.


M.M - 06-12-2025


 

La nuit de Noël


La nuit de Noël

Sous le manteau d’hiver, la nuit devient lumière,
Les cloches dans le froid appellent à la prière.
Au cœur des cheminées, un feu crépite encore,
Et la neige tombe comme un doux réconfort.

Les étoiles veillent, là-haut, dans le ciel,
Guidant les esprits vers l’éternité de Noël.
Les maisons parfumées de cannelle et d’orange
Ouvrent leurs bras chauds à tous les anges.

Autour du sapin vert, la famille se rassemble,
Des souvenirs anciens et des rires tout ensemble.
Un enfant émerveillé serre le jouet tant espéré,
Et le temps, l’espace d’un instant, semble s’arrêter.

Que ce Noël demeure, humble et plein de bonté,
Comme un élan secret de douceur retrouvée.
Dans l’éclat des bougies, renaît chaque saison
La paix simple et profonde qu’offre la tradition.

M.M - 03-12-2025


Poésie


Poésie 

 Peau contre peau, sans hâte, le temps s’apaise 
Ondes légères de nos mains qui se reconnaissent
Eclat discret d’un regard qui se confie
Silence où nos cœurs parlent plus fort que les mots
Instants fragiles, gardés comme un secret
Et dans ton sourire, le monde devient poésie. 

 M.M. - 02-12-2025

13 novembre à jamais…

13 novembre à jamais…

Le soir tombait sur Saint-Denis
Au stade, un match se jouait
Les supporters vibraient, unis
Sans imaginer ce qui couvait

Aux terrasses, le vin coulait
On parlait fort, on rigolait
Puis des cris au coeur de Panam
Et soudain le silence, le drame

Dans l’enceinte du Bataclan
Les guitares honoraient la vie
Et la mort s’invita dans les rangs
Et interrompit cette mélodie

Puis tout Paris, cœur suspendu
Ecouta battre son indicible douleur
Des noms, des sirènes entendues
Et des bougies contre l’horreur

Mais du stade aux terrasses ensanglantées
Un même souffle a tenu bon, a résisté
Celui des hommes, celui des femmes
Que rien n’éteint, pas même les armes

Et derrière les larmes, la promesse
Dans le silence et la tristesse
Tant qu’il restera des vivants
A jamais nous serons résilients.

M.M - 12-11-2025