Le Faubourg du bois


Le Faubourg du bois


Tu as bercé toute mon enfance

Papy travaillait dans ton quartier

De génies, tu as vu la naissance

Ebénistes, sculpteurs, menuisiers


Au Moyen-âge, tout a commencé

Tes artisans du bois s’installèrent

Alors, par leur Abbesse, protégés

Des ateliers d’artistes se créèrent


Pour réaliser leurs chefs-d’œuvre

Des gouges, des ciseaux à bois

Dans leur art, de vrais orfèvres

Ayant souvent pour client, le roi


On se souvient de grands noms

Boulle, Oeben, Riesener, Roubo

Toujours, estampilles de renom

Chez Fouquet ou à Fontainebleau.


M.M. – 30 avril 2010


 

Qui perd, gagne


Qui perd, gagne


J’ai perdu mon enfance

J’ai perdu mon insouciance

J’ai perdu ma grand-mère

J’ai perdu mon grand-père


J’ai perdu toutes mes illusions

J’ai perdu toutes les occasions

J’ai perdu mon oncle préféré

J’ai perdu mon toutou adoré


J’ai perdu mon meilleur ami

J’ai perdu aussi à la loterie

J’ai perdu la joie de vivre

J’ai perdu l’envie de rire


J’ai perdu d’avoir donné

J’ai perdu foi en l’amitié

Mais là je suis déterminée

Avec toi, je vais gagner !


M.M. – 30 mars 2010


 

Espérer


Espérer


Espérer plus de bonheur

Espérer moins de noirceur

Espérer bien plus d’humanité

Espérer moins de méchanceté


Espérer un séjour de rêves

Espérer entre nous une trêve

Espérer plein de complicité

Espérer des souvenirs d’été


Espérer un retour à la vie

Espérer vite revoir ma Brie

Espérer des jours meilleurs

Espérer moins de malheur


Espérer dès aujourd’hui

Espérer la fin des ennuis

Espérer moins de soucis

Espérer la fin de la survie.


M.M. – 27 mars 2010


 

Amants éternels


Amants éternels


C’était un soir de grandes marées

Il était dix-neuf heures tapantes

Soudain, la sonnette de l’entrée

Les visites ne sont pas si courantes


En ouvrant la porte, tu es apparu

Regard d’acier, mâchoire crispée

A ton habitude, tout de noir vêtu

Noire aussi la nouvelle annoncée


Après de si nombreuses années

Et tant d’obstination à nous nuire

Un vice de procédure, elle a trouvé

Elle a, enfin, réussi à nous désunir


Bien sûr, elle croit avoir gagné

Une vilenie de plus à son crédit

Si elle pense nous avoir séparés

Erreur : notre amour est infini


On garde au doigt nos alliances

Entre toi et moi, rien n’a changé

De cette mégère, on s’en balance

Dans notre cœur, on est mariés.


M.M. – 03 mars 2010