Bal au Crillon


Bal au Crillon


Paris, un samedi, à la tombée de la nuit

Paris, un mois de novembre, sous la pluie

La limousine roule sur les Champs-Elysées

Direction la place de la Concorde illuminée


La voiture s’arrête devant ce célèbre palace

Le portier nous aide à descendre avec classe

Tapis rouge, quelques marches, hall somptueux

L’homme aux clés d’or nous reçoit très pompeux


Nous nous dirigeons vers la salle où a lieu le bal

Avec son parquet, ses dorures, ses lustres en cristal

Au fond, sur une estrade, l’orchestre joue doucement

Des serveurs passent entre les invités silencieusement


Ton nom, suivi du mien, est annoncé à notre arrivée

Tous les quatre pénétrons dans la salle d’un pas décidé

Par tes deux filles et ton petit-fils, tu es accompagné

De nombreuses personnes se retournent pour te saluer


Mon fils et ma sœur sont très intimidés, impressionnés

Par ce qu’ils voient et ils pensent vivre un conte de fée

Moi, je retrouve mes automatismes au bras de mon père

J’avais délaissé cette vie depuis le décès de mon frère


Plusieurs couples évoluent au milieu de la piste de danse

Ma sœur est magnifique, et Benjamin, quelle élégance !

Je regarde mon papa ému avec dans ses yeux de la fierté

En observant son petit-fils, lui qui deviendra son héritier.


M.M. - 30 novembre 2008


 

Excuses


Excuses


Maman m’a fait prendre conscience

A temps, de mon erreur de jugement

Mais j’ai tellement connu la souffrance

Due aux mystifications, aux boniments


Pourtant tant de fois tu m’as prouvé

Ton attention par de tous petits riens

Comment ai-je pu oser te comparer ?

C’était t’insulter que de faire ce lien


Pour te pardonner, peu de choses

Ta voix, ton regard, ton sourire

Me font fondre, tu es un virtuose

Et je sens la confiance me revenir


Bien sûr ça restera gravé en moi

Et si je t’en reparle à l’occasion

Avec une pirouette, tu t’en tireras

Et de cela, on en rira à l’unisson !


M.M. - 21 octobre 2008


 

Désillusions


Désillusions


Quelque chose en moi s’est brisé

Une fois de plus, je me sens trahie

Comme d’habitude j’ai été abusée

Je suis triste, j’ai le cœur meurtri


Maman était pourtant persuadée

Que ton comportement était sincère

Elle s’est trompée, elle t’a mal jugé

Ce n’était que des paroles en l’air


Mais tu es qui ? Tu te prends pour qui ?

Tu te la joues à la star que tu n’es pas

Tu es à l’image de ton maître, ton génie

Tu es méprisant, le respect connaît pas


Je tombe de haut, je te croyais différent,

Que tu étais humain, généreux et franc

Tu es comme les autres : pas autrement

Toi aussi, tu es un égoïste, finalement…


M.M. - 16 octobre 2008


 

Aux portes de la Cité Malouine

Aux portes de la Cité Malouine

Un gîte perdu dans la lande bretonne

Dans la brume, se découpe le Mont

Tout près, le ressac de la mer résonne

Le vent souffle dans les frondaisons


Un bon feu flambe dans la cheminée

Les portes, fenêtres et volets sont clos

Les portables éteints, ni internet, ni télé

Juste une douce musique dans la sono


Dans l’âtre, grillent des chamallows

Nous sommes sur le tapis moelleux

Dégustant un bol de chocolat chaud

Blottis l’un contre l’autre, heureux


Par le crépitement des flammes, bercés

On s’endort, épuisés par l’air vivifiant

Nos rêves sont peuplés de flibustiers

Au lointain, les cloches de St-Vincent.


M.M. - 06 octobre 2008

Il y a 02 ans...


Le 06 octobre 2006, mon chanteur préféré se produisait dans ma région natale, fait assez rare et donc exceptionnel pour ne pas le rater !!!!!
Vous pouvez retrouver photos et vidéo de ce spectacle sur ce blog et pourquoi ne pas lire ou relire "Alfortville sur scène" qui résume, en quelque sorte, cette soirée magique.