Cinq décennies


Cinq décennies

Te voilà arrivé à ta 05ème décennie
D’une vie déjà très bien remplie
Des hôtels, des bars, des restaurants
Sans oublier les paquebots sur l’océan
De beaux enfants de toi ou non
Papy de petites-filles, pas de petit-garçon
Des épouses, des amies, des maîtresses
Certaines sont parties et te délaissent
Là c’est la grosse déprime, la dépression
Et il te semble avoir touché le fond
La peur de vieillir, la vie qui s’enfuit
C’est le moment de faire du tri dans ta vie
Tous ces poème rédigés comme un exutoire
Ne sont-ils pas des écrits bien dérisoires ?
De tout ce qui t’arrive je devrais en rire
Et non, comme je le fais, en compatir
Car ça arriverait et je ne te l’ai pas caché
Et ça ressemble à ma vie depuis deux années

M.M. – 03 Janvier 2007


 

Je n’oublie rien car j’ai aimé

Je n’oublie rien car j’ai aimé

J’ai aimé notre 01er rendez-vous à la Chaberte
Et je n’oublie pas
J’ai aimé faire, avec toi, la route des crêtes
Et je n’oublie pas
J’ai aimé notre premier baiser sur le Mont-Faron
Et je n’oublie pas
J’ai aimé découvrir, avec toi, les Gorges du Verdon
Et je n’oublie pas
J’ai aimé te faire découvrir la cité de Provins
Et je n’oublie pas
J’ai aimé, sur moi, la caresse de tes mains
Et je n’oublie pas.
J’ai aimé ne ressentir avec toi aucune honte
Et je n’oublie pas
J’ai aimé notre soirée à Vaux-le-Vicomte
Et je n’oublie pas
J’ai aimé te montrer Fontainebleau et Moret
Et je n’oublie pas
J’ai aimé ta tendresse et la douceur de tes baisers
Et je n’oublie pas
J’ai aimé nos déjeuners dans tous ces Mac Do
Et je n’oublie pas
J’ai aimé recevoir tes innombrables textos
Et je n’oublie pas
J’ai aimé nos dîners dans des pizzerias parisiennes
Et je n’oublie pas
J’ai aimé ta complicité avec ma petite chienne
Et je n’oublie pas
J’ai aimé tous ces merveilleux moments magiques
Et je n’oublie pas
J’ai aimé regarder passer les TGV aux Ecrennes, quoi que…
Mais je ne risque pas d’oublier !
J’ai aimé notre virée dans la campagne bourguignonne
Et je n’oublie pas
Et surtout, j’ai aimé ce mardi après-midi d’automne
Et ça, je n’oublierai jamais….

M.M. – 20 décembre 2006

 

Etoile-Cristal


Etoile-Cristal


Par un bel après-midi automnal

Direction l’Etoile, le bar le Cristal

Des souvenirs viennent se superposer

A cette tendre et douce réalité


J’hésite à entrer, je suis intimidée

Pourtant, il m’attend, c’est prévu

Un merveilleux souvenir de plus

A emmener avec moi en Vendée


Bêtement, je m’assieds un peu à l’écart

J’ai presque envie de repartir, de fuir

Qu’est-ce que je fais dans ce bar ?

Trop tard, il m’a vue et vient me servir


Puis vient enfin l’heure de sa pause

Nous nous retrouvons sur l’avenue

Nous discutons de plein de choses

Le temps passe vite, je suis déçue


C’est le moment de nous quitter

Je retourne prendre mon métro

Et lui se dirige vers son boulot

Nous voilà de nouveau séparés


Je perçois au loin un aboiement

Le bruit se rapproche et se précise

Mais c’est ma Rumba que j’entends

Mon rêve, car c’était un rêve, se brise….


M.M. – 27 novembre 2006


 

Tu me manques déjà...


Tu me manques déjà….


Chaque jour qui passe renforce notre complicité

Hier, aujourd’hui, demain, nous pour l’éternité

Rien ne peut nous séparer même l’éloignement

Ici ou là-bas, nous nous donnerons les moyens

Souvent, j’espère, de nous retrouver tous les deux

Tu imagines nos rendez-vous, ils seront délicieux

Il m’est impossible de concevoir ma vie sans toi

Après mon départ, s’il te plaît, ne m’oublie pas

Nous ferons mentir le dicton : loin des yeux, …..


M.M. – 12 novembre 2006


 

Alfortville sur scène


Alfortville sur scène


Après ces si longs discours tellement assommants

Mon impatience était arrivée à son point culminant

Enfin les premières notes d’une intro très connue

Et de derrière le rideau rouge, tu es soudain apparu

Pochette et chemise blanche ouverte, costume noir

Ta voix puissante et envoûtante captivant l’auditoire

Yeux de braise, sourire carnassier et chevelure bouclée

Ton charme méditerranéen est vraiment à son apogée

Et la maturité de la cinquantaine te sied à merveille

Les spectateurs t’ignorent et n’ont pour toi aucun accueil

Tu vas essayer de dérider ces personnes en plaisantant

Tu vas enchaîner les airs connus et des morceaux récents

Je suis troublée, hypnotisée, un véritable enchantement

J’ai l’impression d’être seule avec toi au milieu de ces gens

Puis le rêve a pris fin et derrière le rideau, tu es retourné

Il y eut quelques rappels, nous nous serions cru dans le passé

Tu es revenu saluer et une petite dernière en remerciement

Te laissant à ton public, je me suis approchée doucement

Je suis contente, ton dernier disque a eu quelques acheteurs

En riant, tu m’as fait remarquer que j’en avais eu la primeur

Un dernier bisou et c’est déjà le cruel moment de la séparation

Hier dans l’Aude, aujourd’hui ici, demain, une autre destination.


M.M. – 03 novembre 2006