Concert à Alfortville (94) - 06 Octobre 2006




Vidéo ©Martine MAZURAIS

ℹ️ Petit rappel
📷 Cliquez sur les photos pour les voir en grand
🎬 Cliquez sur le petit carré pour regarder les vidéos en plein écran

Trop tard


Trop tard


Au bout de ces deux trop longues années

Je ne pensais pas que ça pouvait arriver

Souvent nous en avions parlé, même déliré

En cet après-midi gris, on a failli s’aimer


Dans cette chambre aux couleurs bleutées

A peine éclairée par la porte entrebâillée

Je t’ai rejointe en me faisant un peu prier

Et blottie contre toi, je me suis retrouvée


Tes baisers, encore, encore, m’ont chavirée

Tes mains sur ma peau m’ont enflammée

Dans tes bras, toute ma pudeur s’est envolée

J’avais l’impression d’être aimée, désirée


Mais je n’ai pas pu, je me suis éloignée

Tu te sens rejeté, atteint dans ta virilité

Tu ne veux pas comprendre mon refus

Maintenant tu m’en veux, je t’ai perdu


M.M. – 03 octobre 2006


 

A comme amitié


A comme amitié


Immédiatement, ça a été très fort

Une réelle amitié à la vie à la mort

Il y a eu des fâcheries et des colères

Il y a même eu une bagarre sévère

Mais n’est-ce pas cela aussi l’amitié

Ne pas être d’accord mais se l’avouer

Vous avez partagé tous vos bonheurs

Mais aussi et surtout vos malheurs

Et il n’y a jamais eu d’hypocrisie

Jamais de rivalité, ni de jalousie

Cela dure depuis trois décennies

Une belle leçon encore aujourd’hui

Dans la vie privée, une réelle amitié

Dans le travail, vous êtes associés

Votre secret : une grande honnêteté

Et, plus que tout, vous vous respectez.


M.M. – 22 août 2006


 

Oui


Oui


Jeudi soir, tu es arrivé

Impatient mais inquiet

Ton tendre regard troublé

A mon «oui» tant espéré

Je ne pourrai pas l’oublier

Ce moment restera gravé

En nous pour l’éternité

Toi et moi bientôt mariés

Notre famille recomposée

Après tout ce temps passé

Nos incertitudes teintées

De cette peur irraisonnée

Sont loin de nous, dépassées.


M.M. – 21 août 2006


 

Titres en rimes


Titres en rimes


Pour Sardou, ça se passait 10 ans plus tôt

Hugues Aufray naviguait sur le Santiano

Patrick Juvet faisait des rêves immoraux

Quant à toi, tu m’emmenais en tango


Michel Sardou attendait les bateaux du courrier

Pour Laurent Voulzy, son idéal était simplifié

Johnny Hallyday est prêt à dire, enfin, sa vérité

Toi, ton souhait le plus cher : tu voulais chanter


Sardou se promenait près des lacs du Connemara

Jacques Brel espérait qu’elle ne le quitte pas

Philippe Timsit attendait Henri, Porte des Lilas

Toi, tu avais un rendez-vous avec la Mesquita


Michel Sardou habitait la maison en enfer

Gainsbourg écrivait la chanson de Prévert

Jonasz partait en vacances au bord de la mer

Tu me rappelais que c’était ma grand-mère


Sardou mettait du blues dans ses chansons

J.-J. Goldman vivait sa vie par procuration

Polnareff était avec sa poupée qui fait non

Et nous étions seulement deux vagabonds


Mais Michel Sardou n’était pas mort, il dort

Christophe reconnaissait qu’il avait eu tort

Charles Aznavour se rappelait qu’hier encore

Comme toujours, tu avais le diable au corps


Pour Sardou, c’était le temps des colonies

Daniel Balavoine écrit une lettre à Marie

Delpech trouvait que Marianne était jolie

Pour moi, tu écrivais le livre de ma vie


Sardou proposait que nous parlions de toi, de moi

Patrick Bruel se demandait mais qui a le droit

Florent Pagny trouvait que c’était n’importe quoi

Je me demandais ce que j’allais faire après toi


M.M. – 07 août 2006