Titres en rimes


Titres en rimes


Pour Sardou, ça se passait 10 ans plus tôt

Hugues Aufray naviguait sur le Santiano

Patrick Juvet faisait des rêves immoraux

Quant à toi, tu m’emmenais en tango


Michel Sardou attendait les bateaux du courrier

Pour Laurent Voulzy, son idéal était simplifié

Johnny Hallyday est prêt à dire, enfin, sa vérité

Toi, ton souhait le plus cher : tu voulais chanter


Sardou se promenait près des lacs du Connemara

Jacques Brel espérait qu’elle ne le quitte pas

Philippe Timsit attendait Henri, Porte des Lilas

Toi, tu avais un rendez-vous avec la Mesquita


Michel Sardou habitait la maison en enfer

Gainsbourg écrivait la chanson de Prévert

Jonasz partait en vacances au bord de la mer

Tu me rappelais que c’était ma grand-mère


Sardou mettait du blues dans ses chansons

J.-J. Goldman vivait sa vie par procuration

Polnareff était avec sa poupée qui fait non

Et nous étions seulement deux vagabonds


Mais Michel Sardou n’était pas mort, il dort

Christophe reconnaissait qu’il avait eu tort

Charles Aznavour se rappelait qu’hier encore

Comme toujours, tu avais le diable au corps


Pour Sardou, c’était le temps des colonies

Daniel Balavoine écrit une lettre à Marie

Delpech trouvait que Marianne était jolie

Pour moi, tu écrivais le livre de ma vie


Sardou proposait que nous parlions de toi, de moi

Patrick Bruel se demandait mais qui a le droit

Florent Pagny trouvait que c’était n’importe quoi

Je me demandais ce que j’allais faire après toi


M.M. – 07 août 2006


 

Overdose de Méditerranée


Overdose de Méditerranée


Tu as été le premier

Tu seras le dernier

Ils n’ont pas compté

Je t’ai toujours aimé


Il y a eu l’amour folie

Il y a eu l’amour raison

Il y a eu l’amour meurtri

Et avec toi, l’amour passion


Ta sérénité, ton charisme

Et parfois, tes airs de macho

Avec toi, c’est l’exotisme

Une odeur de sable chaud


Ta chevelure bouclée

Ton sourire carnassier

Ta voix qui m’a charmée

Overdose de Méditerranée


M.M. – 07 Août 2006


 

Sous la Tramontane

 


Sous la tramontane


Je suis de retour dans cette jolie maison ensoleillée

Je retrouve mes habitudes au bord de la piscine azurée

Il y a quelques mois, j’y avais passé un merveilleux été

Qui malheureusement, par un drame, s’est terminé


Notre douleur n’est pas oubliée, mais bien rangée

Maintenant, c’est plus facile, nous pouvons en parler

Enfin, nous arrivons à la partager et à nous retrouver

Tu sais que, ta folie d’un soir, je te l’ai pardonnée


Tu es plus qu’un amant, tu es avant tout mon ami

Et dans quelques mois, tu deviendras mon mari

Tu es enfin libre et rien ne viendra nous séparer

Mon rêve de petite-fille va enfin se réaliser


J’étais fillette quand tu es entré dans ma vie

Tu te souviens, c’était un vendredi, à Paris

Adolescente quand nous nous sommes aimés

Et femme quand nous nous sommes retrouvés


Nous avons bravé mes parents et les interdits

Ils te confiaient leur fille, ils n’ont rien compris

Maintenant ils savent tout et ils en rient

Pour mon père, tu resteras toujours son ami


Depuis que mon frère s’en est allé

Il n’y a que toi pour me protéger

Je sais ce que toi seul peux m’apporter

Déjà, dans tes bras, je me sens apaisée


Aujourd’hui, tu te trouves trop âgé pour moi

Mais je suis seule à juger et je te veux toi

J’ai hâte de voir ton alliance à mon doigt

Pour Pauline et Nicolas, ce sera toi et moi


M.M. – 29 juillet 2006


30 rue Bancel


30 rue Bancel


Ecole d’une seule religion

Ecole de tant de confessions

Ecole des amis et des amours

Ecole de la vie et pour toujours


Du réfectoire au foyer

De la chapelle au grenier

Des catacombes au labo

De la porterie à la salle vidéo


De l’intendant aux professeurs

De l’infirmière au directeur

De la surveillante aux sœurs

De la secrétaire au confesseur


Du jardin d’enfant au collège

Le sport et nos challenges

Nos œuvres caritatives

Nos activités créatives


Les participations à la messe

La préparation de la kermesse

Les voyages de fin d’année

Les sorties culturelles en soirée


Malheureusement, j’ai un regret

N’y avoir passé que deux années

Les plus belles de ma scolarité

Mais j’avoue, j’en ai bien profité


M.M. - 02 juillet 2006


 

Tú y yo


Tú y yo


Dès que mon regard commençait à te chercher

Je ne mettais pas très longtemps à te trouver

Derrière ton kiosque à bière pourtant masqué

Par un troupeau d’allemands bien éméchés


Tes copains te signalaient mon arrivée

D’une manière plus ou moins déguisée

Entre les discrets aboiements d’Angelo

Et Jesús qui allait te prévenir aussitôt


Soudain tes yeux de braise fouillaient

La place, la foule pour me découvrir

Et enfin, nos regards se rencontraient

Et restaient rivés l’un à l’autre sans frémir


Ainsi passait la soirée sans qu’aucun de nous

Fasse le premier pas vers l’autre et aille le saluer

Jusqu’au moment où allant promener mon toutou

Nous nous retrouvions face-à-face dans cette allée


Je repense à tes caresses en me rendant la monnaie

Je revois nos fous-rires de gamins et notre chahut

Tu savais si bien me faire enrager, et moi, je marchais…

Nous étions le centre du monde et avions notre tribu


Il n’y a qu’avec toi que j’ai connu bonheur et complicité

Tu es si tendre, sensible, tellement gentil et attentionné

Si ce n’est que j’ai partagé aussi ça avec mon grand frère

Mais malheureusement, ce sont des souvenirs plus amers


M.M. – 15 juin 2006