Tú y yo


Tú y yo


Dès que mon regard commençait à te chercher

Je ne mettais pas très longtemps à te trouver

Derrière ton kiosque à bière pourtant masqué

Par un troupeau d’allemands bien éméchés


Tes copains te signalaient mon arrivée

D’une manière plus ou moins déguisée

Entre les discrets aboiements d’Angelo

Et Jesús qui allait te prévenir aussitôt


Soudain tes yeux de braise fouillaient

La place, la foule pour me découvrir

Et enfin, nos regards se rencontraient

Et restaient rivés l’un à l’autre sans frémir


Ainsi passait la soirée sans qu’aucun de nous

Fasse le premier pas vers l’autre et aille le saluer

Jusqu’au moment où allant promener mon toutou

Nous nous retrouvions face-à-face dans cette allée


Je repense à tes caresses en me rendant la monnaie

Je revois nos fous-rires de gamins et notre chahut

Tu savais si bien me faire enrager, et moi, je marchais…

Nous étions le centre du monde et avions notre tribu


Il n’y a qu’avec toi que j’ai connu bonheur et complicité

Tu es si tendre, sensible, tellement gentil et attentionné

Si ce n’est que j’ai partagé aussi ça avec mon grand frère

Mais malheureusement, ce sont des souvenirs plus amers


M.M. – 15 juin 2006


 

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