Royaliste


Royaliste


Je rêve, je prie pour le retour d’un roi

Je prie, je rêve d’une monarchie de droit

Pourquoi y a-t’il eu toutes ces horreurs ?

Pourquoi y a-t’il eu toute cette terreur ?


Le peuple français était-il plus heureux

Avec cet empereur fou et prétentieux ?

Combien de nos ancêtres ont trépassé

Pour assouvir ses idées démesurées ?


Les citoyens manquaient de farine, de tout

Et encore aujourd’hui, la misère est partout…

Cette affreuse boucherie n’aura donc pas servi

Cette barbarie pour rien, ce n’était qu’une utopie


A cause d’une particule, avions-nous le droit

De guillotiner sans jugement et au nom de quoi,

De faire payer à Louis le seizième et au dauphin

Une sécheresse qui privait de blé, donc de pain ?


J’envie les espagnols, les anglais et les suédois

Une nation réunie autour d’une famille, d’un roi

Un pivot central qui sert de lien, de trait d’union

A quand le retour, sur le trône, d’un Bourbon ?


M.M. – 12 juin 2006


 

Recuerdos


Recuerdos


Je me souviens de toi, je me souviens de tout

Dans ma mémoire, comme un tatouage doux

Je n’ai pas oublié la promenade du bord de mer

Et j’ai tant de souvenirs comme si c’était hier


Il y a tes calanques loin des regards indiscrets

Je revois tes côtes ourlées de si jolis reflets

Bordées de belles plages au sable fin et doré

Je n’oublie pas tes montagnes parfois enneigées


Je repense à tes grandes plaines couleur olivier

Illuminées par les petites fleurs des amandiers

Il y a aussi tes villages paisibles et accueillants

Et leurs petits marchés artisanaux si attrayants


Je me souviens de tes superbes monuments

Issus de multiples conquêtes au fil des temps

Et gravés en moi, la plaza et son Merendero

Ce lieu si touristique est devenu mon Eldorado.


M.M. – 02 juin 2006


 


Pour toi, mon Roxi


A toi, mon petit toutou mal-aimé

Qui a été si mal nourri, maltraité

Devenu indésirable et mal soigné

Ils t’ont rejeté, lâchement abandonné

On se demande pourquoi ils t’ont adopté

Sûrement un caprice d’enfant gâté….

Tu ne méritais pas d’avoir un tel passé

A moi maintenant de te le faire oublier

Malheureusement tu es très perturbé

Il faut que tu apprennes à ne pas paniquer

On ne te fera plus de mal, arrête de trembler

Reprends confiance, tu es bien entouré

Eh oui, tu étais vraiment très mal tombé

Dans la petite annonce, ils m’ont abusée

Mais au moment où je t’ai vu, j’ai craqué

Ton regard douloureux m’a tant peinée

Tu es sorti de leur vie sans un regret

Pas un geste, pas une caresse, pas un baiser

Tu n’emportais rien, tu n’avais pas été gâté

Juste une laisse et un trop grand collier

Pas de gamelle, et pas plus de panier

N’allons pas imaginer le moindre jouet

Et pas une seule photo de toi petit bébé

Tu as un bel avenir, oublions ton passé.


M.M. – 26 mai 2006


 

La bonne éducation


La bonne éducation


La bonne éducation, c’est ne jamais être ordinaire

Et encore moins être triviale, grossière, vulgaire

C’est savoir comment saluer un grand patron,

Un cardinal, une vedette, un ministre ou un baron

C’est savoir se comporter à une remise de médaille,

A une réunion, à un cocktail ou à des funérailles

C’est tenir une conversation sans être assommante

C’est être élégante sans jamais être provocante

C’est savoir s’habiller suivant les circonstances

C’est être discrète tout en ayant de la présence

C’est savoir se tenir convenablement à table

C’est manger de tout mais en quantité raisonnable

C’est aussi savoir utiliser les couverts appropriés

C’est pouvoir parler de tout sans détenir la vérité

C’est être polie sans jamais devenir obséquieuse

Ne pas être non plus hautaine ou prétentieuse

C’est savoir faire-face en faisant bonne figure

C’est assumer d’être la «fille de» avec le sourire.


M.M. – 09 mai 2006


 

Continuer le chemin


Continuer le chemin


Mon frère, il y a six mois que tu nous quittais

Je reviens pour la première fois dans notre maison

Rien n’a bougé, rien n’a changé en ce mois de mai

Seulement elle n’a plus d’âme sans ce grand garçon


Au premier étage, Papa a condamné ta chambre

J’ouvre la porte fermée à double tours et j’entre

Je caresse en passant ton lit et vais vers la fenêtre

Je l’ouvre, je pousse les volets et le soleil pénètre


Dans cette chambre qui abrite tous nos tendres secrets

Je ressens ta présence, ta chaleur, il y a aussi ton odeur

Cet endroit va devenir mon refuge, mon jardin secret

Là, je pourrais revivre tous nos instants de bonheur


Je m’allonge sur ton lit et me souviens de septembre

Et pourtant, malheureusement, j’étais déjà ailleurs

Je n’oublierais jamais le mal que j’ai pu te faire

Ni le geste que t’as poussé à faire ta grande douleur


Aujourd’hui, tu n’es plus là et tu me manques tant

Moi, j’ai changé et je ne serais jamais plus la même

Rien ne sera plus jamais pareil à partir de maintenant

Les larmes trop retenues coulent sur mon visage blême


Pour nous, tu étais le grand frère et le fils aîné

Mais surtout et avant tout le père de l’héritier

Je le regarde si beau, si grand, c’est ton portrait

Je te retrouve, magnifique, dans chacun de ses traits


En ce jour, je reprends les rênes de notre famille

Je prends en charge l’avenir de tes deux filles

Sur nous tous réunis, se referme notre coquille

Sur laquelle, tu veilles, enfin je suis tranquille


M.M. – 01er mai 2006