Le pyromane

 


Le pyromane


Comment expliquer ce geste

Impardonnable et funeste

Pourquoi détruire la nature

Si belle, innocente et pure


Avez-vous pensé à tous ces animaux

Qui n'ayant pu s'échapper assez tôt

Sont morts brûlés vifs dans le brasier

Et aux survivants perdus, désemparés


Le massif des Maures anéanti

En cendres la garrigue partie

Vidauban cerné par les flammes

Ne plus jamais revivre ce drame


Rendons tous un vibrant hommage

Pour leur disponibilité, leur courage

A ces hommes qui au péril de leur vie

Vont éteindre tous les incendies


M.M. - 21 janvier 2006



A perte de vue


A perte de vue


J'adore respirer votre odeur iodée

Vos embruns mouillent mon visage

Avec mon doigt sur le sable mouillé

Je trace machinalement un message


Mer Atlantique ou Méditerranée

Pareilles mais tellement différentes

Une, si violente avec ses marées

L'autre, tranquille et rayonnante


Pour moi, vos rivages me rappellent

Tant de souvenirs bons et mauvais

Mais ma mémoire est aussi rebelle

Elle fait une sélection désormais


Mes yeux fixent la ligne d'horizon

Je suis soudain gagnée par l'émotion

Je rêve à de très lointains voyages

Partir pour tout oublier, sans bagage


M.M. - 21 janvier 2006


 

Le Rocasson


Le Rocasson


Quand j’ai le cœur si lourd

Que je voudrais fuir sans retour

Vite, je m’éloigne de Toulon

Je vais me réfugier au Rocasson


Tu es là sur ta berge dominant la ville

Gardien de mes souvenirs indélébiles

Je suis si bien à l’abri du Malmont

Pour tenter d’oublier le Mont-Faron


Je me ressource sur les bords de l’Argens

Où je retrouve mes plaisirs d’adolescence

J’ai cette nostalgie des grandes tablées

A l’ombre des grands arbres protégées


C’était l’époque des bonheurs tranquilles

On ignorait que c’était un bonheur fragile

Mais toi, tu es toujours là, bien enraciné

Et quel soulagement de pouvoir te retrouver


M.M. – 17 janvier 2006

Les visiteurs de l'hiver


Les visiteurs de l'hiver

Moineaux et rouges-gorges
Sansonnets et mésanges
La terre et l’eau sont gelées
Vous êtes affamés, assoiffés

Vous connaissez mon jardin
Vous en prenez le chemin
Dès les premiers frimas
Car votre nourriture est là

Rumba aime vous faire peur
Nous la gardons à l’intérieur
Déjà quand j’habitais la ville
Mon balcon était votre asile

Bientôt vous allez repartir
Dès le printemps revenu
Un nouvel hiver va venir
Soyez encore les bienvenus

M.M. – 14 janvier 2006


 

Massilia


Massilia

Marius s’est embarqué sur le Malaisie
Alors que sur le quai, seule, restait Fanny
Rayon de soleil qui illumine le vieux port
Sur la Canebière, c’est l’âme de la ville
En se promenant, on découvre son folklore
Il y a aussi la Bonne-Mère, terre d’asile
L’Estaque qui abrite peintres et pêcheurs
Le ferry-boat et ses traversées sous la chaleur
Et le château d’If et son célèbre prisonnier.

M.M. – 14 janvier 2006