Le roi de la forêt


Le roi de la forêt


Toi, Majestueux Sapin, le roi de la forêt

Tu es coupé et déplanté par milliers

Pour notre plaisir en cette période de l’année


Bientôt tu seras dans notre foyer,

De jolies ampoules, tu seras illuminé

De guirlandes colorées, tu seras décoré


Tu es là pour nous rappeler la Nativité

Pour nous faire sourire, nous faire rêver

Nous ne pouvons résister à ta Majesté


Des souvenirs, par ta présence, sont réveillés

De Noëls lointains et tellement appréciés

Qui sont pour l’éternité, en moi, gravés.


M.M. – 07 décembre 2005


 

Ma ville natale


Ma ville natale


Ma ville natale, tu es le chef-lieu de notre grand département

Méfies-toi qu’il ne t’arrive pas la même chose qu’à Draguignan

Depuis longtemps, elle veut te voler la préfecture cette ville du nord

On l’empêchera, on ne les laissera pas faire, on te défendra fort


J’ai dû te quitter, chassée par la délinquance grandissante

Tu me manques, je me sens exilée, à des années-lumières

Mais la vie y était devenue trop invivable, trop stressante

Ras-le-bol des seringues oubliées, des incendies volontaires


Toi, connue déjà sous le nom de Melodunum à l’époque romaine

Ville royale appréciée par les rois français jusqu’à la Renaissance

De grandes figures ont marqué ton histoire royale puis républicaine

Servir de plan à la construction de Paris, fut ta grande récompense


Toi, la Lutèce Briarde fidèle à tes murs jusqu’à manger du rat

Tu n’en oublies pas pour autant ce qui a fait ta réputation

Le Brie de Melun, ce fromage qu’on déguste à la fin du repas

Auquel, dans une fable célèbre, La Fontaine fait allusion.


M.M. – 06 décembre 2005


 

Maman


Maman


Maman, comment te rendre hommage en quelques mots ?

Irremplaçable amie et confidente de tous mes maux

Chaque jour présente et attentive, maintenant plus que jamais

Heureusement que tu es là, tu sais trouver les mots vrais

Et tu es toujours prête à bondir pour prendre ma défense

Là je me rends compte que j’ai vraiment de la chance

Encore merci pour tout et d’être là, Maman, je t’aime.


M.M. – 19 Novembre 2005


 

L'hiver


L’hiver


Les jours sont courts

Le ciel est gris et lourd

Les arbres sont dégarnis

Les jardins sont défleuris


L’angoisse s’installe en moi

Le cafard me prend en étau

Et je suis en plein désarroi

En un mot, j’ai le moral à zéro


Déjà j’attends la belle saison

Et le renouveau du printemps

Le soleil réchauffant la maison

Et la nature s’épanouissant


Pour m’aider à passer l’hiver

Je rêve de chocolat crémeux

De soirées au coin du feu

Blottie dans un gros pull-over


M.M. – 13 novembre 2005


 

Pour toi


Pour toi


Comment puis-je vivre sans toi ?

Heureuse de te connaître et de t’aimer

Roi de cœur, cœur de roi

Imprégnée de vive impatience inavouée

Sens-tu poindre ce grand frisson ?

Tu es mon âme, mon grand secret

Imagines mon cœur en transe

Avec toi tout semble plus gai

Ne nous posons pas de questions


M.M. – 12 novembre 2005