Mathieu, Marcel, Jean


Mathieu, Marcel, Jean

Jamais ces trois prénoms déclarés à l’état-civil
A la mairie, il n’y aura aucun acte de naissance
C’est la cruelle réalité de ma vie : je suis stérile
Un manque horrible, une insupportable absence

Aux yeux des gens, nous sommes des sous-femmes
Nous n’existons pas ou si peu : quantité négligeable
A part nos intimes, on feint d’ignorer notre drame
Pour les autres, nous sommes limite infréquentables

A la télévision, dans les magasins, dans les journaux
Tout est fait pour nous rappeler, sans cesse, ce vide
Reportages récurrents sur la natalité et son haut niveau
La quinzaine Bébé et en librairie, multitudes de guides

L’égoïsme des parents et leur famille tout à leur bonheur
Les futures mères qui se pavanent avec leur gros ventre
Sans penser aux femmes comme moi et à notre malheur
De l’attention de tout le monde, elles en sont le centre

Le pire est sûrement les réflexions faites par ces personnes
Du genre : «Tu n’y connais rien, tu n’as jamais eu d’enfant»
Je me renferme sur moi-même pour éviter les fanfaronnes
Je vis, en silence, avec ma souffrance de ne pas être Maman.

M.M. – 21 janvier 2010


 

En colère

 


Toujours en panne d'Internet. D' après le service client, le problème est en cours de résolution. Depuis 07 heures ce matin, faut pas être pressé..... Pffff

Le testament des siècles - Henri Loevenbruck

"Installé aux États-Unis, Damien Louvel rentre en France suite au décès tragique de son père. Il découvre alors que celui-ci recherchait un mystérieux objet - la pierre de Iorden. Damien décide de poursuivre les investigations de son père et se lance dans une enquête qui va bouleverser sa vie à jamais et le mener sur la piste des Templiers, des francs-maçons et d'Albrecht Dürer. Hacké, traqué, menacé, il n'aura de cesse de mettre au jour le plus vieux secret de l'Humanité : le dernier message laissé par le Christ."

 

Te dire que je t’aime


Te dire que je t’aime


Ça obsède mes pensées

Ce sentiment en moi refoulé

Pourtant à force de le garder

Il finit vraiment par m’étouffer


Je me demande à qui me confier

Finalement je me suis décidée

Car qui est la mieux placée ?

Que la personne concernée…


Mais tu connais ma timidité

Beaucoup de mal à me livrer

Le cran qu’il faudra trouver

Pour oser, enfin, te l’avouer


Peut-être que tu t’en es douté

Ce sera plus facile de t’en parler

Mais entre nous ne rien gâcher

Surtout après toutes ces années


Maintenant il me faut trouver

L’heure, l’instant, la journée

La manière pour te révéler

Mon secret le mieux caché.


M.M. – 02 octobre 2009