Royal et impérial


Royal et impérial


De la succession de Louis VI à Napoléon III

Tu connus deux empereurs et tant de rois

Tu es notre passé, tu es notre mémoire

Te visiter, c’est ouvrir un livre d’Histoire


Le siècle des lumières te laissa dans l’ombre

Cela t’a évité de vivre des heures sombres

Au profit de ce grand palais de pacotille

Sans mémoire, vide comme une coquille


Se promener dans tes jardins et tes allées

C’est comme un voyage dans le passé

Du jardin anglais jusqu’au grand canal

De l’étang à l’escalier en fer à cheval


Nous continuons à remonter le temps

Par le grand parterre fleuri au printemps

Du Jeu de Paume à la Porte du Baptistère

De la Porte Dorée à la Galerie des Cerfs


Par la salle de bal, poursuivons notre visite

Motifs du plafond et du plancher à l’identique

Puis traversons la galerie François Premier

Et rendons nous à la Chapelle de la Trinité


Tu nous livres quelques uns de tes secrets

Ta chapelle double et ton théâtre oublié

Sans omettre l’assassinat de cet écuyer

On voit sa cote de maille ensanglantée


Tu as vécu nombre de décès princiers

Des mariages, des signatures de traités

Ainsi que plusieurs naissances royales

Et tu abrites aussi l’appartement papal


Un des grands moments douloureux

S’est déroulé dans la Cour des Adieux

Napoléon saluant sa garde après son abdication

Qu’il venait de signer sur ce petit guéridon


Tu es tellement immense, j’ai dû en oublier

Huit siècles d’Histoire qui me font rêver

De la forteresse médiévale au château renaissance

Tu as devant toi encore une longue existence.


M.M. - 29 mars 2008


 

Notre couple


Notre couple


Chaque minute avec toi est un pur délice

La vie à tes côtés est un feu d’artifice

Nos moments séparés sont un supplice

Nous sommes plus que jamais complices


Nous partageons les mêmes passions

De notre mariage, on a la même vision

Tu joues de ton pouvoir de séduction

Tu éveilles amour, respect et admiration


Tu adores mes quarts d’heure de folie

Tu satisfais la moindre de mes envies

Ce qu’on vit, toi et moi, n’a pas de prix

En m’épousant, tu m’as offert le paradis


Partager ton quotidien, c’est du bonheur

Chaque instant est gravé dans mon cœur

J’aime ta droiture, ton sens des valeurs

Ni menteur, ni tricheur, mais travailleur


Certaines erreurs te laissent des bleus à l'âme

Cela a été notre force : cette perte, ce drame

Quand tu y repenses, coule encore une larme

Je t’ai pardonné, aujourd’hui je suis ta femme


M.M. - 24 mars 2008


 

Week-end pascal


Week-end pascal


Dans notre vieille maison de famille

Tout me rappelle mes premiers émois

Me reviennent mes rêves de petite fille

Déjà, le centre de ma vie, c'était toi


La façade cachée sous les glycines

Les chevaux piaffant à l'écurie

Nos fous-rires dans la piscine

Le petit bois qui était notre abri


Je repense à tous ces moments

Assise un peu à l'écart de tous

Je te regarde amoureusement

Toi, tu chahutes, tu fais le fou


Aujourd'hui, tu es très heureux

Tu as ta famille autour de toi

Le week-end a été merveilleux

Dans tes yeux, je lis de la joie


Le soleil commence à se coucher

D'ici quelques heures, nous serons seuls

Tout s'est bien déroulé, je suis apaisée

Soudain, je frissonne sous le tilleul.


M.M. - 23 mars 2008



 

Dimanche matin


Dimanche matin


Des croissants, du café, du jus d’orange

La maison est tranquille et silencieuse

Sur le balcon, on aperçoit une mésange

L’heure est matinale mais si précieuse


Mais le temps passe vite dans tes bras

Ce midi, les enfants viennent déjeuner

Il va bien falloir nous arracher des draps

Je dois tout préparer avant leur arrivée


Après la douche, on déguste un petit café

Nos mains se touchent par-dessus la table

Les yeux dans les yeux, nos regards rivés

On retient le temps qui passe, inéluctable


Un dernier baiser et tu files acheter le pain

A ton retour, tu m’offres de jolies fleurs

C’est tout toi, prévenant et tellement câlin

Encore, grâce à toi, un matin de pur bonheur


M.M. – 17 mars 2008


 

Escapade amoureuse

 


Escapade amoureuse


Je suis là avec toi, amoureuse

Nous enlaçant sans pudeur

Je suis une femme heureuse

Tu me serres contre ton cœur


On se promène main dans la main

On rêvait de ces escales solitaires

On rit de tout comme des gamins

On ne regarde surtout pas en arrière


On a vaincu de nombreux problèmes

Sans faux-semblant, sans remord

Ça n’a pas été facile mais on s’aime

Et à deux, nous sommes plus forts


Demain soir, nous rentrons au port

Profitons de ces instants de liberté

Que nous chérirons comme un trésor

Jusqu’à notre prochaine tendre virée.


M.M. - 13 mars 2008