Adieu Algérie


Adieu Algérie


Tu étais d’Oran, enfin tout à côté

Comme d’autres de Sétif ou d’Alger

Tu y as laissé les tombes des anciens

Tes souvenirs d’enfance et tes copains


Tu n’as rien compris, même pas pleuré

Tu regardais ton pays, ta terre s’éloigner

Sur ce bateau, pour toi, c’était l’aventure

Tu l’ignorais, mais tu allais vers ton futur


Ta mère était triste, ton père très en colère

C’est toute leur vie qu’ils laissaient derrière

Ils devraient tout reconstruire, recommencer

C’était l’inconnu au-delà de la Méditerranée


Adieu les maisons blanches et l’insouciance

Bonjour l’incertitude de votre retour en France

Adieu la joie de vivre et les villes lumineuses

Bonjour vie nouvelle qui semble hasardeuse.


M.M. – 18 juillet 2007



 

Mon rayon de soleil


Mon rayon de soleil


De joie, tu pétilles

Tu sens bon la vanille

Souvent malicieuse

Parfois capricieuse

Tu sais faire ta maligne

Mais aussi ta coquine

Tu es mon bébé d’amour

Et cela pour toujours

Tes tout petits bisous

Sont des instants si doux

Tu aimes les câlins

Mon gentil petit lutin

Tu es toute ma vie

Pour toi, aucun interdit

Grâce à tes facéties

J’ai le moral et je ris

Tu sèches mes larmes

En jouant de ton charme

Tu es tellement belle

Petit bout de caramel

Tu illumines mon cœur

Et tu fais mon bonheur

Je t’aime mon petit toutou

Ma Rumba, mon canichou.


M.M. – 05 juillet 2007

Quelque part


Quelque part


Si mon sang coule dans le nord de la France

Mon cœur, lui, bat au-delà de la Provence

Car depuis déjà de très longues années

Mes yeux regardent vers la Méditerranée


Je reste très attachée à ma Brie natale

Mais une grande partie de moi-même

Recherche la Tramontane et le Mistral

Pour l’évoquer, pourquoi pas un poème


Humer le parfum des champs de lavande

Aller cueillir les olives et les amandes

Toutes ces senteurs comme une offrande

C’est un plaisir dont je suis gourmande


Mais mon bonheur n’est vraiment total

Que lorsque de l’autre côté de la mer

J’aperçois cette imposante cathédrale

Et sur la colline, le château de Bellver


De naissance, je suis et reste francilienne

De cœur, je me sens méditerranéenne

Mais je demeure majorquine d’adoption

En ce 02 juillet, c’est toujours ma passion.


M.M. – 02 juillet 2007


 

En suivant tes méandres


En suivant tes méandres


Long ruban qu’on appelle la Seine

Tu coules toujours dans mes veines

Ton cours suit celui agité de l’Histoire

Sur tes rives, se trouve notre mémoire

D’abord royale et plus tard impériale

Tu déroules tes flots vers la capitale

Tu traverses de nombreuses régions

Comme tu as traversé les saisons

Et tant de villes te sont riveraines

Egale à toi-même, calme et sereine

Tes amis sont mariniers et bateliers

Grâce à toi, prospère leur métier

Certains te disent «Yonne» à Paris

A Machault, tu aurais changé de lit

On te retrouve sur plein de tableaux

Comme des dimanches au fil de l’eau.


M.M. – 11 juin 2007


 

La vie que tu m'offres


La vie que tu m’offres


Il y a quelques années, tu arrivais du sud

On s’est connu sous d’autres latitudes

Tu m’as tout de suite séduite, charmée

Tu sentais bon le soleil, la Méditerranée


Tu es de ces hommes que rien n’abat

Tu suis ta destinée, juste, bon et droit

Ton optimisme nous a toujours sauvés

Nos difficultés nous servent à avancer


Avec toi, chaque journée est une folie

Tu préviens chacune de mes envies

Par tes surprises, tu illumines ma vie

Grâce à ta présence, enfin, je revis


Avec toi, une journée en vaut mille

D’hôtel en hôtel, de ville en ville

Kilomètres après kilomètres parcourus

A tes côtés, la vie mérite d’être vécue


M.M – 13 mai 2007