En suivant tes méandres


En suivant tes méandres


Long ruban qu’on appelle la Seine

Tu coules toujours dans mes veines

Ton cours suit celui agité de l’Histoire

Sur tes rives, se trouve notre mémoire

D’abord royale et plus tard impériale

Tu déroules tes flots vers la capitale

Tu traverses de nombreuses régions

Comme tu as traversé les saisons

Et tant de villes te sont riveraines

Egale à toi-même, calme et sereine

Tes amis sont mariniers et bateliers

Grâce à toi, prospère leur métier

Certains te disent «Yonne» à Paris

A Machault, tu aurais changé de lit

On te retrouve sur plein de tableaux

Comme des dimanches au fil de l’eau.


M.M. – 11 juin 2007


 

La vie que tu m'offres


La vie que tu m’offres


Il y a quelques années, tu arrivais du sud

On s’est connu sous d’autres latitudes

Tu m’as tout de suite séduite, charmée

Tu sentais bon le soleil, la Méditerranée


Tu es de ces hommes que rien n’abat

Tu suis ta destinée, juste, bon et droit

Ton optimisme nous a toujours sauvés

Nos difficultés nous servent à avancer


Avec toi, chaque journée est une folie

Tu préviens chacune de mes envies

Par tes surprises, tu illumines ma vie

Grâce à ta présence, enfin, je revis


Avec toi, une journée en vaut mille

D’hôtel en hôtel, de ville en ville

Kilomètres après kilomètres parcourus

A tes côtés, la vie mérite d’être vécue


M.M – 13 mai 2007


 

Betty


Betty


Il était une fois mon amie de Moselle

Son humour est sucré comme une mirabelle

Adorant le point de croix et d’autres loisirs

Bichonnant ses deux fifilles pour leur plaisir

Elle est naturelle, franche et spontanée

Loin d’elle la jalousie et les simagrées

Lorraine de cœur et Lorraine de naissance

Et je suis heureuse d’avoir fait sa connaissance


M.M. – 02 mai 2007


 

Rêves naufragés


Rêves naufragés


Tu faisais rêver tant de gens

Tu avais tellement fière allure

Paquebot défiant les éléments

Un iceberg mit fin à ton aventure


Une tragédie a fait de toi un mythe

Ton naufrage a détruit des familles

Toute une population cosmopolite

Piégée dans ta carcasse qui rouille


Tu fais maintenant partie de l’Histoire

Tu es devenu une légende au fil des ans

Tu vas encore longtemps nous émouvoir

Grâce aux récits poignants des survivants


On peut extrapoler longtemps sur les causes

Il y a eu des prémonitions, des malédictions

Il a été dit, écrit, raconté des tas de choses

Mais qui ne saura jamais les vraies raisons ?


Tu as marqué la fin d’une époque

La fin des navires transatlantiques

Mais il faut, enfin, te laisser reposer

Et toutes ces expéditions les arrêter


M.M. – 31 mars 2007


 

A la dérive


A la dérive


Notre relation est faite de marées

Quelques fois hautes, souvent basses

Jamais le calme de la Méditerranée

Et contre la jetée, on se fracasse


Nous naviguons en plein vent

Tel un vaisseau en perdition

Larguons les amarres un temps

Et si sous le vent, nous voguions ?


Viens amarrer ta barque à mon port

Jette l’ancre le temps d’une escale

Suis ton sextant et vire de bord

Je te fais une place dans ma cale


Tu as démâté, mais pas chaviré

Tu te vois comme un naufragé

Laisse moi t’aider à te renflouer

Je ne te laisserais pas t’échouer


M.M. – 25 mars 2007