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Nos étés aux campings
Comme une évidence
Sonnerie enchantée
Sonnerie enchantée
Le téléphone a chanté, soudain, sans prévenir,
Un éclat dans l’ennui, un souffle de plaisir.
Je n’osais pas répondre, un peu intimidée,
Mais déjà ton bonjour résonnait familier.
Le son de ta voix sonnait juste et chaleureux,
Et l’instant, tout entier, devenait merveilleux.
Un timbre complice, mais tellement inattendu,
Et le temps s’est arrêté, presque suspendu.
J’étais plus que comblée par cet appel
Et pourtant, il semblait tellement irréel
Car jamais, je ne l’aurais imaginé
Dans mes rêves les plus insensés.
Maintenant, si ton nom s’éclaire sur l’écran,
Je retiens un sourire, plus vrai, plus insouciant.
Je n’attends rien — et pourtant j’espère,
Un autre appel, aussi doux qu’éphémère.
M.M - 22-01-2026
La Scène, le C(h)oeur et la Voix
Nos folies sans lendemain
Nos folies sans lendemain
Tu parais triste, perdu dans tes pensées,
On dirait que la vie t’a longtemps délaissé.
Comme si l’ennui, tapi dans chaque heure,
Effaçait peu à peu ton ancienne ardeur.
Tu t’emmerdes, je le vois dans ton regard,
Dans ce silence faux qui veut tout camoufler,
Dans ces soupirs lourds qui n’osent plus se fâcher,
Et dans tes mots brefs, fuyants et sans retard.
Ton métier seul encore t’agrippe au chemin,
Te donne la pêche, te réveille le matin.
Là, tu respires, là, tu redeviens vivant,
Comme si le monde reprenait son élan.
Avec moi, pourtant, c’était l’éveil soudain,
L’étincelle jeune qu’on boit sans lendemain,
La fraîcheur qui danse au bord de la folie,
La simplicité sacrée de dire «c’est la vie».
C’était une ivresse humble, sans protocole,
Un ciel sans rideau, ni masque, ni parole,
Le naturel brut, fier d’être imparfait,
Comme un rire trop fort qui jaillit sans secret.
Mais le temps a passé, plus grave, plus sévère,
Et l’on porte en soi des poids qu’on doit se taire.
On apprend trop vite à vivre pour tenir,
Au lieu de vivre juste pour le plaisir.
Je ne sais si le feu sommeille encore en toi,
Si la folie douce reviendra sous tes doigts,
Mais je garde en mémoire les instants partagés
Où, près de moi, tu semblais respirer.
M.M. - 15-01-2026
Pour toi, qui savais vivre quand tu ne t’en rendais même pas compte.
Tu as tout gardé, sauf l’élan.
On ne revient pas en arrière, mais on peut se réveiller.