Le symbole


Le symbole


Pour moi, il était bien plus qu'un porte-bonheur

Que je chérissais du plus profond de mon cœur

Reçu à l'occasion de la fête des amoureux

Qui suivit, déjà, quelques jours houleux


Aujourd'hui, il prend une tout autre signification

Il représente la fin de mes espoirs, de mes illusions

A tout jamais, il sera ce qu'il symbolise vraiment

Parti dans le chagrin, dans la douleur, dans le sang


A ce petit être minuscule, mon hommage maternel

Que je n'oublierais jamais, à qui je resterais fidèle

A croire qu'il savait qu'il s'annonçait au pire moment

Et que même sa venue ne créerait aucun changement


Bien sûr que j'aurais pu l'aimer pour deux

Et donner ma vie pour qu'il soit heureux

Qu'être écorché vif ne soit pas héréditaire

Il aurait su à quel point j'aimais son père


Maintenant je dois tenter d'oublier, faire mon deuil

Ma vie s'est échouée tel un navire sur un écueil

En quelques jours, j'ai perdu le Papa et son bébé

Je me retrouve seule, complètement désemparée.


M.M. - 25 septembre 2011


 

Mon coeur


Mon coeur


Loin de toi, la vie n'a aucune valeur

Auprès de toi, ce n'est que du pur bonheur

Un bisou de toi et tout à une nouvelle saveur

Réveil à tes côtés et la journée change de couleur

Entre tes bras, je n'espère que le meilleur

Nous deux, c'est pour la vie, loin des malheurs

Tu as réussi à conquérir mon coeur.


M.M. - 04 août 2011


 

S'aimer


S’aimer


S’aimer pour estomper le temps

S’aimer pour obéir à nos sentiments

S’aimer pour calmer l’impatience

S’aimer pour abolir la distance


S’aimer pour oublier le passé

S’aimer pour croire à l’éternité

S’aimer pour braver l’ennemie

S’aimer pour combattre la jalousie


S’aimer pour contenter notre envie

S’aimer jusqu’aux limites de la folie

S’aimer et ne penser qu’à nous

S’aimer bien au-delà de tout


S’aimer comme des adolescents

S’aimer jusqu’à être indécents

S’aimer à surpasser notre plaisir

S’aimer à intensifier notre désir.


M.M. – 12 avril 2011



 

Ta preuve d'amour


Ta preuve d’amour


Pour moi, tu as vaincu la fatigue d’un jour de travail

Pour moi, tu as vaincu une longue nuit sans sommeil

Pour moi, tu as vaincu les mille deux cents kilomètres

Pour moi, tu as vaincu une journée sans récupérer

Pour moi, tu as vaincu la séparation et les larmes

Pour moi, tu as vaincu les aléas du trajet de retour

Pour moi, tu as vaincu une seconde nuit sans dormir

Et tout cela pour m’offrir vingt-quatre heures de pur bonheur

Ces quelques heures volées au temps, enfermés dans notre bulle

A se comprendre rien qu’en échangeant un regard, un sourire

A s’aimer de plus en plus fort, de plus en plus fous

Au-delà des autres, au-delà de nous.


M.M. – 29 mars 2011


 

Toi, le Rocher

 


Toi, le Rocher


Qu’as-tu de si exceptionnel toi le rocher ?

Pour me provoquer une telle attraction

Déjà, avant moi, mon oncle était envouté

C’est lui qui m’a transmis cette fascination


Dès que je t’aperçois, j’ai le cœur qui bat

Je me sens sur mes terres, enfin, je revis

A chacun de mes séjours dans ce coin-là

Je vais t’admirer et l’émotion m’envahit


Quand je pense à toi si majestueux et si beau

Les souvenirs me reviennent en mémoire

Combien de clichés dans les albums-photos ?

J’aime les regarder quand je suis triste le soir


Sublime, tu veilles sur la vallée de l’Argens

Les anciens te surnomment «Les Troix Croix»

Partagé entre Le Muy et Roquebrune sur Argens

Ta masse imposante protège et rassure à la fois


Bientôt, je viendrais, de nouveau, me ressourcer

Et profiter du spectacle que tu offres à nos yeux

Avec ta couleur changeante au fil de la journée

Surtout au soleil couchant, c’est merveilleux !


M.M. – 25 mars 2011