A la dérive


A la dérive


Notre relation est faite de marées

Quelques fois hautes, souvent basses

Jamais le calme de la Méditerranée

Et contre la jetée, on se fracasse


Nous naviguons en plein vent

Tel un vaisseau en perdition

Larguons les amarres un temps

Et si sous le vent, nous voguions ?


Viens amarrer ta barque à mon port

Jette l’ancre le temps d’une escale

Suis ton sextant et vire de bord

Je te fais une place dans ma cale


Tu as démâté, mais pas chaviré

Tu te vois comme un naufragé

Laisse moi t’aider à te renflouer

Je ne te laisserais pas t’échouer


M.M. – 25 mars 2007



 

Tu ne seras jamais mon frère


Tu ne seras jamais mon frère


Je n’avais qu’un frère

Et il a choisi de partir

Son départ est un calvaire

Mais je continue à le chérir


Personne ne le remplacera

Son souvenir est bien vivace

Il était unique par son aura

Sa présence et sa classe


Donc à mon frère adoré

Je garde toute ma fidélité

Valeur inconnue de certain

Je suis lasse de son baratin


Je ne serais jamais son amour

Ça je le sais depuis toujours

Mais ne veux pas être son amie

Je n’aime pas les amitiés trahies


Pour mon plus grand malheur

Brièvement, j’ai été son amante

Après tout cela, situation aberrante

De voir en moi une petite sœur


Que cette personne soit convaincue

Même pas dans mes rêves incongrus

Je n’ai pas eu besoin de sa fraternité

Cette partie de mon cœur est fermée.


M.M. – 05 mars 2007


 

Bridget et Betsy


Bridget et Betsy


Compagnon idéal pour les enfants

On vous sait courageux et aimant

Chien au caractère doux et docile

Kennel club et autres cynophiles

En vous reconnaissent une jolie race

Race aussi gloutonne, limite vorace


Aux jolies robes rousses, bicolores,

Noires, mais également tricolores

Gaston Phoebus, déjà, en son temps

Livrait trace de votre croisement

A vos célèbres yeux, on s’attendrit

Incroyable cabot avec vos facéties

Séducteur inné et toutou de B.D.


M.M. – 04 mars 2007


 

Toi, le fleuve-roi

 


Toi, le fleuve-roi


Tu es unique mais aux mille visages

Indomptable comme un cheval sauvage

Tu as le sang chaud comme un provençal

Comme nous l’a souvent soufflé Mistral

Tes crues si terribles sont légendaires

Encore de vivaces souvenirs à Beaucaire

Par ton long cours, tu relies deux civilisations

L’Europe du Nord à la Méditerranée, via Lyon

Toi qui est né, là-bas, dans les neiges helvètes

Ton nom est plutôt synonyme de soleil et de fêtes

A un certain endroit, tu es appelé «petit»

Au milieu des taureaux et des champs de riz

Tu charries au fil de ton courant tes légendes

Elles ont le goût de l’olive et l’odeur de lavande

Toutes les belles destinées ont une fin en soi

La tienne se termine, en Camargue, par un delta


M.M. – 01er mars 2007


Les aléas de l’amour


Les aléas de l’amour


Lui, il m’aime comme un fou

Moi, je n’éprouve rien du tout

Elle, elle ne t’a jamais aimé

Mais tu l’aimes à en crever


Je t’aime plus que de raison

Et toi, tu m’aimes à ta façon

C’est un peu plus qu’affectueux

Mais tu ne seras jamais amoureux


Il y a des instants que je savoure

Et d’autres où j’ai le cœur lourd

Il y a des moments d’espérance

D’autres, de grandes souffrances


Je n’ai jamais eu aucun espoir

Même si parfois, je veux y croire

Je voudrais pouvoir tout changer

Par exemple, ce douloureux passé


Bien sûr, ce ne sont pas des regrets

Juste des erreurs que j’aurai pu éviter

Je n’aurai sûrement pas dû m’attacher

Mais là, il est trop tard, mon cœur est lié


Je sais que tu ne peux rien faire pour moi

J’ai juste besoin de me confier parfois

Je sais que mes sentiments t’effraient

Je ne te demande rien, ne soit pas inquiet


Tes appels sont un bien si précieux

Que je chéris en espérant mieux

Je conserve et relis en boucle tes sms

Je me contente de cette mini-tendresse


Tes mots d’amour si doux à entendre

Que je ne me lasse pas de réentendre

Mais surtout, par-dessus tout et contre tout

A notre manière, il y aura toujours nous


M.M. – 21 février 2007