Le fauteuil à bascule


Le fauteuil à bascule


Tu es là près de la cheminée

Un ouvrage entamé a été délaissé

Tu représentes une image fanée

Celle d’une vie lointaine et passée


Un chat se frotte contre tes pieds

Il bondit sur ton assise molletonnée

Bien lové, minou se met à ronronner

Tout doucement, il s’endort rassuré


On peut aussi voir un vieux châle

Il est douillet, sûrement en percale

Il a été oublié, là, sur ton dossier

Encore un vestige de ce passé oublié


Soudain, je m’imagine bien installée

Par ton balancement, je serais bercée

Doucement, la rêverie m’emporterait

Et sereinement, je m’endormirais.


M.M. – 09 novembre 2005


 

Mon cri d'amour


Mon cri d’amour


Je ne veux plus de virtuel

Je veux avec toi du réel

Je ne veux plus de cette vie

Je veux avec toi passer mes nuits


Je veux abolir la distance

Je ne veux plus ton absence

Je veux être tout près de toi

Je ne peux vivre loin de toi


Je veux pouvoir te toucher

Je veux pouvoir te sentir

Je veux dans tes bras me blottir

Je veux par toi être embrassée


Tous ces mots, ci-dessus, écrits

C’est mon cœur qui te les dit

C’est pour toi mon cri d’amour

Par pitié n’y soit pas sourd


M.M. – 01er novembre 2005


 

Déception


Déception


Un seul et unique coup de téléphone

A suffi à me rendre très heureuse

Un seul et unique coup de téléphone

A suffi à me rendre très malheureuse

Encore une fois, l’amère déception

Je devrais pourtant y être habituée

Combien y a-t’il eu de désillusions

En cette dernière année écoulée

J’ai cependant tout enduré, tout supporté

Dois-je seulement me contenter

Après les autres des miettes laissées

Pendant que celles-ci étalent leur amour

Par acrostiches interposés au grand jour

Moi je suis évincée, rayée simplement

Obligation est faite de taire mes sentiments

J’avais rêvé t’avoir à moi quelques jours

Mais encore une fois, je passe mon tour…


M.M. – 31 octobre 2005


 

Jamais plus


Jamais plus


Chaque jour de nouvelles contrariétés

Hier encore, tu me reprochais de te quitter

Rien ne change, pour toi, tu n’as pas de tort

Insensible à ma douleur, j’ai fait des efforts

Subir et me taire, mais là, je n’en peux plus

Trop de mensonges et d’illusions déçues

Impossible de continuer ainsi cette relation

Après trop de ruptures et de réconciliations

Ne jamais revivre une telle situation, jamais…


M.M. – 22 octobre 2005


 

Les Sables émouvants


Les Sables émouvants


Souvenirs d’été, souvenirs heureux, souvenirs de vacances

Souvenirs d’été, souvenirs heureux, souvenirs d’enfance

Pendant dix ans, le même hôtel et les mêmes gens

Chaque fois, nos retrouvailles étaient un bon moment


Chaque année, les deux Franck avaient encore grandi

J’avais une préférence pour Yvan, car il était le plus petit

Seule fille entourée de garçons les taquinant sans cesse

Au restaurant de l’hôtel, repas spécial pour la princesse


Fillette sage à robe à smocks et couettes disciplinées

Nous prenions le bus avec Maman, Mémé et Pépé

Le dimanche à La Chaume, promenade habituelle

A l’Ancre d’Or, dégustation de crêpes au goût de miel


Au goûter, sur la plage, je mangeais un beignet aux abricots

Que j’avais, malicieusement, rebaptisé : beignets aux asticots

Je n’oublie pas, non plus, les tentes rouges et le Club Mickey

Ni Fabrice et Pascal et nos jeux sur la plage comme le volley


Le soir, après dîner, promenade sur le célèbre remblai

Au monde, il n’y en a qu’un, le seul, l’unique, le vrai

Un arrêt à la Niniche, pour me faire offrir une sucette

On s’asseyait au bar de l’Océan qui fait toujours recette


Tous ces souvenirs, au fond de moi, que je croyais enfouis

Me reviennent en mémoire après tout ce temps, c’est inouï

Je me souviens de la dame au champagne et de celle à la tisane

Vite, que j’écrive tout cela avant que ma mémoire ne se fane.


Je souhaite à chaque enfant des vacances aux Sables d’Olonne

Qui mieux que moi pouvais vous rendre hommage ? Personne

Souvenirs d’été, souvenirs heureux, souvenirs de vacances

Souvenirs d’été, souvenirs heureux, souvenirs d’enfance


M. M. – 16 octobre 2005