De vous.... à moi


De vous….à moi


Vous, mes ancêtres, venus de Bretagne ou d’ailleurs

Pour un travail, pour un amour, pour une vie meilleure

C’est en Seine et Marne que vous vous êtes posés

Les siècles ont passé et c’est aussi là que je suis née.


Toi, le Yougoslave, arraché à ta famille, à ta patrie

Tu as été fait prisonnier par cet empereur pris de folie

Toi, le Breton, venu pour les betteraves ou la moisson

Tu n’es jamais reparti à Marpiré avec ton chapeau rond


Toi, Jean-Joseph Roisin, tu n’avais pas un nom d’ici

Et pour cause, tu étais arrivé du Nord, de Semeries

Et cette Lorraine que j’aimais tellement enfant

C’est normal, ta mirabelle coule dans mon sang


Vous, les Chartier, nous vous avons longtemps cherchés

C’est dans l’Yonne qu’il fallait aller pour vous trouver

Je n’oublie pas ni la Haute-Marne, ni l’Aube, ni la Nièvre

Si je suis ce que je suis aujourd’hui, c’est votre oeuvre


Tu m’en voudras, je sais, Mamie, si j’oubliais la Creuse

D’où partit ta mère pour monter à Paris et tomba amoureuse

D’un tailleur d’habits arrivé, lui, de sa lointaine Charente

Et ils installèrent leur famille dans cette Brie accueillante


Vous étiez fileuse, valet, jardinier, couvreur, blatier, bûcheron

Vous êtes devenus manouvrier, charretier, laboureur, vigneron

Adieu Montbron, Bétête, Vanlay, Damblain, Venoy, Champeaux

Bonjour Fontenailles, Bombon, Héricy, Balloy, Nangis, Machault



M.M. – 15 octobre 2005


💬 J'ai rendu hommage à mes ancêtres au travers de ce poème.


 

A toi, Paco


A toi, Paco


Fin de soirée, début juillet, 20 ans déjà

Riu Centre, Playa de Palma, Mallorca

Amour d’été devenu amitié et complicité

Nous avons partagé des instants insensés

Charmeur et séducteur, voilà comme tu étais

Ibérique amour que je n’oublierais jamais

Souvenirs formidables, tendres et acidulés

Chaque retrouvaille est une joie renouvelée

Oasis de bonheur et moments merveilleux.


M.M. – 11 octobre 2005


 

Mon frère


Mon frère


Tu étais mon frère et tellement plus encore

Nous partagions tout, même les coups du sort

Nous n’avions pas besoin alors de nous parler

Pour nous comprendre, seuls nos regards croisés

Nous ne nous ressemblions pas beaucoup frangin

Seul un signe distinctif, nous avions en commun

Et pourtant nous étions plus liés que des siamois

Nous ne formions qu’une personne toi et moi

Ce qui est arrivé, aujourd’hui, je le savais

Je le sentais, je te connais et je n’ai rien fait

Nous avions la même fragilité, les mêmes tortures

Tu as essayé mais pas réussi à guérir cette blessure

Notre lourd secret, peu de gens, avec nous, le partageait

Je n’ai pas su le gérer et vivre ainsi, je ne le pouvais

Maintenant avec ton geste, tu me le fais payer

Mais je ne t’en veux pas car je l’ai bien mérité

Je me retrouve seule, coupable et désemparée

Je ne pourrais, ne veux et ne dois jamais t’oublier

Tu es parti en emportant une partie de moi

Mais comment continuer à vivre sans toi ?


M.M. – 01er octobre 2005



 

Rumba

 


Rumba


Rumba, avec toi, la gaieté est revenue à la maison

Une petite boule de poils pleine de vie et d’affection

Même si parfois tes aboiements «cassent l’ambiance»

Bondissante, fofolle, câline, merci pour ta présence

A toi, mon petit toutou qui m’apporte tant de joie


M.M. – 30 septembre 2005


Cannelle, Bambi, Panpan et les autres


Cannelle, Bambi, Panpan et les autres


Ça y est, l’automne est revenu

Et avec lui, sa horde d’assassins

Cachez vous, ne sortez plus

Les petits amis, soyez plus malins


Toute cette bande de porcs

Ils empestent la vinasse

Ils appellent ça un sport

Cette horreur qu’est la chasse


Avons-nous déjà pu oublier

L’ourse Cannelle massacrée

Son ourson devenu orphelin

A cause d’un affreux crétin


Dire que tous ces meurtriers

Ne seront jamais condamnés

Qu’attend-on pour légiférer

Pour qu’ils arrêtent de tuer.


M.M. – 28 septembre 2005