La Chartre sur le Loir (72) - Tour Jeanne d'Arc


La Tour Jeanne d'Arc se trouve à La Chartre-sur-le-Loir.C’est une tour de style néo-médiéval (un faux donjon rond avec créneaux) construite en 1920-1921 et inaugurée le 19 juin 1921. Elle est posée sur l’ancienne motte féodale du château médiéval de La Chartre, dont il ne reste plus rien aujourd’hui : la vieille tour hexagonale du XIe siècle et la chapelle seigneuriale ont été détruites à la fin du XVIIIe siècle.C’est avant tout un monument aux morts du canton, érigé après la Grande Guerre pour honorer les soldats tombés au combat (1914-1918 et les conflits du XXe siècle suivants).À l’intérieur : une petite chapelle funéraire avec des plaques commémoratives aux noms des « enfants du canton ».Au sommet : une statue dorée de Jeanne d’Arc (en fonte, environ 2,50-3 m, sculptée par Léon Roussel) qui brandit son étendard. Le symbole est patriotique et héroïque : Jeanne d’Arc venait d’être canonisée en 1920, et la tour incarne la foi, la victoire et le redressement national après 1918. L’idée de ce mémorial remonterait même à un vœu des habitants après l’invasion prussienne de 1870-1871.



📸 Photos prises en Mars 2026.

Mon nom est MAZURAIS


Mon nom est MAZURAIS


Ce nom transmis par mon grand-père maternel

Ce nom que l’on retrouve sur mes papiers officiels

Ce nom auquel, au fil des années,  je reste fidèle


Papi prétendait qu’il était originaire d’Ille et Vilaine

Plus précisément du triangle Fougères - Vitré - Rennes

Pour Maman et moi, c’était une légende urbaine


Notre branche s’est établie dans la Brie

La ville préfecture est devenue notre nid

Maman et moi regrettons d’en être parties


Ce nom souvent mal compris, mal orthographié

Comme si c’était un patronyme étranger

Je suis, pourtant, si fière de le porter.


M.M. - 17 mars 2026



 

Mon clan


Mon clan


Bien avant nous, il y a, déjà, ce lieu,

Un domaine ancien ouvert sous les cieux.

Un parc qui respire, un bois qui chuchote,

Un étang immobile où le temps clapote.


Une chapelle veille au bout du chemin,

Comme un secret ancien posé dans le matin.

Et cette grande maison debout depuis des années,

Garde les histoires de ceux qui l’ont aimée.


C’est moi qui parle aujourd’hui de mon clan,

De ces vies mêlées qui font mon présent.

Une famille tissée de chemins et de liens,

De souvenirs d’hier et de demain chantants.


Quand mon homme arrive, on sent sa lumière,

Un charme vivant, une si belle allure fière.

Il a ce charisme qui remplit toute la pièce,

Cette présence qui rassure et qui caresse.


Sans jamais chercher ni trône ni pouvoir,

La vie l’a placé, là, au cœur de notre histoire.

Et doucement, presque sans qu’on le voit venir,

Il est devenu celui sur qui l’on peut tout bâtir.


À nos côtés, continuant sa route,

Notre fils avance, libre dans ses doutes.

Un homme à présent qui trace son destin,

Mai qui ne peut pas renier d'où il vient


Ma maman est là, douce et familière,

Elle est mon ancrage, mon repère sur terre.

Cette maison pourtant n’a jamais été la sienne,

Mais les années savent élargir les domaines.


Car vient un moment, quand le temps avance,

Où l’on dépose enfin les vieilles distances.

Les alliances comptent moins que les cœurs,

Et les rancunes s’effacent devant les heures.


Mon frère est là lui aussi dans l’histoire,

Lui qui partage avec moi la même mémoire.

Nous avons eu le même père pour horizon,

Et ce signe entre les yeux quand nous les plissons.


Notre papa… celui qui nous a tous liés,

Celui qui nous a appris à respecter.

Il est parti, mais rien ne se termine

Puisqu’il demeure au coeur de nos racines.


Et puis il y a mes nièces, devenues femmes,

Qui avancent dans la vie avec leurs flammes.

Elles tracent à leur tour leurs propres chemins,

Avec un peu de notre passé entre les mains.


Et puis il y a eux, fidèles depuis si longtemps,

Qui veillent sur notre famille, au fil des ans.

Elle, elle garde la maison vivante la semaine,

Car je n’y viens que lorsque le w-e m’y mène.


Lui surveille les lieux, les travaux, les saisons,

Les arbres, les murs, l’âme de la maison.

Gardien discret des toits et des jardins,

Comme un veilleur, un phare dans le lointain.


Tous les deux sont là depuis plus de quarante ans,

Ils sont un peu des nôtres depuis tout ce temps

Car certaines présences deviennent famille,

Quand les années les tissent au-delà de notre grille.


Voilà mon clan, avec ses tours et ses détours,

Ses saisons mêlées, ses chagrins, ses amours.

Les anciennes blessures ont fini par se taire,

Car ce qui nous unit est plus fort que l’hiver.


M.M. - 08 mars 2026