Déception


Déception


Un seul et unique coup de téléphone

A suffi à me rendre très heureuse

Un seul et unique coup de téléphone

A suffi à me rendre très malheureuse

Encore une fois, l’amère déception

Je devrais pourtant y être habituée

Combien y a-t’il eu de désillusions

En cette dernière année écoulée

J’ai cependant tout enduré, tout supporté

Dois-je seulement me contenter

Après les autres des miettes laissées

Pendant que celles-ci étalent leur amour

Par acrostiches interposés au grand jour

Moi je suis évincée, rayée simplement

Obligation est faite de taire mes sentiments

J’avais rêvé t’avoir à moi quelques jours

Mais encore une fois, je passe mon tour…


M.M. – 31 octobre 2005


 

Jamais plus


Jamais plus


Chaque jour de nouvelles contrariétés

Hier encore, tu me reprochais de te quitter

Rien ne change, pour toi, tu n’as pas de tort

Insensible à ma douleur, j’ai fait des efforts

Subir et me taire, mais là, je n’en peux plus

Trop de mensonges et d’illusions déçues

Impossible de continuer ainsi cette relation

Après trop de ruptures et de réconciliations

Ne jamais revivre une telle situation, jamais…


M.M. – 22 octobre 2005


 

Les Sables émouvants


Les Sables émouvants


Souvenirs d’été, souvenirs heureux, souvenirs de vacances

Souvenirs d’été, souvenirs heureux, souvenirs d’enfance

Pendant dix ans, le même hôtel et les mêmes gens

Chaque fois, nos retrouvailles étaient un bon moment


Chaque année, les deux Franck avaient encore grandi

J’avais une préférence pour Yvan, car il était le plus petit

Seule fille entourée de garçons les taquinant sans cesse

Au restaurant de l’hôtel, repas spécial pour la princesse


Fillette sage à robe à smocks et couettes disciplinées

Nous prenions le bus avec Maman, Mémé et Pépé

Le dimanche à La Chaume, promenade habituelle

A l’Ancre d’Or, dégustation de crêpes au goût de miel


Au goûter, sur la plage, je mangeais un beignet aux abricots

Que j’avais, malicieusement, rebaptisé : beignets aux asticots

Je n’oublie pas, non plus, les tentes rouges et le Club Mickey

Ni Fabrice et Pascal et nos jeux sur la plage comme le volley


Le soir, après dîner, promenade sur le célèbre remblai

Au monde, il n’y en a qu’un, le seul, l’unique, le vrai

Un arrêt à la Niniche, pour me faire offrir une sucette

On s’asseyait au bar de l’Océan qui fait toujours recette


Tous ces souvenirs, au fond de moi, que je croyais enfouis

Me reviennent en mémoire après tout ce temps, c’est inouï

Je me souviens de la dame au champagne et de celle à la tisane

Vite, que j’écrive tout cela avant que ma mémoire ne se fane.


Je souhaite à chaque enfant des vacances aux Sables d’Olonne

Qui mieux que moi pouvais vous rendre hommage ? Personne

Souvenirs d’été, souvenirs heureux, souvenirs de vacances

Souvenirs d’été, souvenirs heureux, souvenirs d’enfance


M. M. – 16 octobre 2005


 

De vous.... à moi


De vous….à moi


Vous, mes ancêtres, venus de Bretagne ou d’ailleurs

Pour un travail, pour un amour, pour une vie meilleure

C’est en Seine et Marne que vous vous êtes posés

Les siècles ont passé et c’est aussi là que je suis née.


Toi, le Yougoslave, arraché à ta famille, à ta patrie

Tu as été fait prisonnier par cet empereur pris de folie

Toi, le Breton, venu pour les betteraves ou la moisson

Tu n’es jamais reparti à Marpiré avec ton chapeau rond


Toi, Jean-Joseph Roisin, tu n’avais pas un nom d’ici

Et pour cause, tu étais arrivé du Nord, de Semeries

Et cette Lorraine que j’aimais tellement enfant

C’est normal, ta mirabelle coule dans mon sang


Vous, les Chartier, nous vous avons longtemps cherchés

C’est dans l’Yonne qu’il fallait aller pour vous trouver

Je n’oublie pas ni la Haute-Marne, ni l’Aube, ni la Nièvre

Si je suis ce que je suis aujourd’hui, c’est votre oeuvre


Tu m’en voudras, je sais, Mamie, si j’oubliais la Creuse

D’où partit ta mère pour monter à Paris et tomba amoureuse

D’un tailleur d’habits arrivé, lui, de sa lointaine Charente

Et ils installèrent leur famille dans cette Brie accueillante


Vous étiez fileuse, valet, jardinier, couvreur, blatier, bûcheron

Vous êtes devenus manouvrier, charretier, laboureur, vigneron

Adieu Montbron, Bétête, Vanlay, Damblain, Venoy, Champeaux

Bonjour Fontenailles, Bombon, Héricy, Balloy, Nangis, Machault



M.M. – 15 octobre 2005


💬 J'ai rendu hommage à mes ancêtres au travers de ce poème.


 

A toi, Paco


A toi, Paco


Fin de soirée, début juillet, 20 ans déjà

Riu Centre, Playa de Palma, Mallorca

Amour d’été devenu amitié et complicité

Nous avons partagé des instants insensés

Charmeur et séducteur, voilà comme tu étais

Ibérique amour que je n’oublierais jamais

Souvenirs formidables, tendres et acidulés

Chaque retrouvaille est une joie renouvelée

Oasis de bonheur et moments merveilleux.


M.M. – 11 octobre 2005


 

Mon frère


Mon frère


Tu étais mon frère et tellement plus encore

Nous partagions tout, même les coups du sort

Nous n’avions pas besoin alors de nous parler

Pour nous comprendre, seuls nos regards croisés

Nous ne nous ressemblions pas beaucoup frangin

Seul un signe distinctif, nous avions en commun

Et pourtant nous étions plus liés que des siamois

Nous ne formions qu’une personne toi et moi

Ce qui est arrivé, aujourd’hui, je le savais

Je le sentais, je te connais et je n’ai rien fait

Nous avions la même fragilité, les mêmes tortures

Tu as essayé mais pas réussi à guérir cette blessure

Notre lourd secret, peu de gens, avec nous, le partageait

Je n’ai pas su le gérer et vivre ainsi, je ne le pouvais

Maintenant avec ton geste, tu me le fais payer

Mais je ne t’en veux pas car je l’ai bien mérité

Je me retrouve seule, coupable et désemparée

Je ne pourrais, ne veux et ne dois jamais t’oublier

Tu es parti en emportant une partie de moi

Mais comment continuer à vivre sans toi ?


M.M. – 01er octobre 2005