Vanity

Vanity

Le vingt décembre prochain
Tu aurais eu vingt ans
Tu es née au fond de la Brie
Village d’Ozouer le Voulgis
Où nos destins se sont croisés
Petite boule de poils noirs frisés
Très câline et affectueuse
Obéissante mais fugueuse
D’une santé très fragile
Mais pour les soins, si docile
J’ai tout partagé avec toi
Mes peines et mes joies
Il y a bientôt cinq ans
Que tu nous as quittées
Rejoindre Mémé et Pépé
Blottie dans mes bras
Je tentais de t’insuffler un peu de vie
Je ne réalisais pas que c’était fini
Mais tu n’as pas souffert
Nous a affirmé le vétérinaire
Et puis Rumba est arrivée
Pleine de vie et de santé
Mais tu resteras dans mon cœur
Vanity mon caniche bonheur.

M.M. – 12 décembre 2004


 

Nous


Nous


Pourquoi es-tu si loin de moi ?

Je ne peux plus me passer de toi

J’étais en train de mourir

Et soudain tu m’as fait revivre

Une amitié si vraie mais petite

Est devenue amour véridique

J’ai vu le soleil se lever

Et notre amour commencer

Ne doutes pas de mes sentiments

Je t’aime chaque jour plus qu’avant

Tu me dis tant de mots tendres

Que mon cœur aime entendre


M.M. – 07 décembre 2004


 

Mon Papi


Mon Papi


Tu faisais partie de ma vie

Tu as été le premier homme de ma vie

Et aujourd’hui tu n’es plus là

Mais je pense toujours à toi

Je me rappelle notre complicité

Onze ans se sont écoulés

Mais je n’ai rien oublié

Je me sens seule et abandonnée

Mais je vous sais réunis

Tous les deux Mamie et Papi

Tu as été pour moi plus qu’un grand-père

C’est toi l’homme dont je serais toujours la plus fière


M.M. – 02 décembre 2004


 

Toulon


Toulon


Tant de bonheur et de joie

On a tellement à partager

Une journée ou plus, rien que nous

Loin du quotidien et des obligations

Oublions tout ce qui ne sera pas nous

Ne regardons que dans la même direction.


M.M. – 23 novembre 2004


 

J - 33


J-33


Dans un mois, sous le soleil varois

Rêve qui se réalise enfin

Après de longs mois d’attente

Grand moment d’émotion

Une rencontre magique

Instant de tendre complicité

Grand bonheur partagé

Nous deux seuls au monde

Au cœur de la Provence

Nous deux amoureux.


M.M. – 23 novembre 2004



 

Journée d'automne

 


Journée d’automne


C’était une semaine de rêve

Nous étions tellement heureux

Dans ta vie de fou, une trêve

Seuls au monde, que nous deux


Soudain notre destin se brisa

Au détour d’un chemin creux

Cette moto, ma rivale, gagna

Ton passe-temps dangereux


Tous ces néons aveuglants

Ces silences trop pesants

Tous ces bips oppressants

Et ces hommes en blancs


Tu es allongé ainsi inconscient

Je me sens inutile et abandonnée

Reviens-nous très vite, on t’attend

Ne me laisse pas seule et accablée.


M.M. – 06 novembre 2004



Notre maison


Notre maison


Notre refuge, notre abri, notre maison

Bien cachée, nichée sous les frondaisons

Tu es là, protectrice, au fil des saisons


Où nous venons souvent nous ressourcer

Où le temps, pour toujours, s’est arrêté

L’espace de longues et belles journées


Havre de paix, coffre aux souvenirs

Mon père y a vu ses enfants s’épanouir

Nous y voyons les nôtres grandir


Le grenier devenu chambre d’enfants

Tant de souvenirs d’adolescents

Tendres moments, jeux innocents


Il y a au fond de notre vaste jardin

Un carré fleuri, un carré chagrin

C’est le cimetière où reposent nos chiens


Notre vieille maison, gardienne bienveillante

De nos secrets, de nos rêveries si émouvantes

De nos peines, de nos joies les plus grisantes.


M.M. – 02 novembre 2004


 

L'île au calme


L’île au calme


Palma, véritable métropole maritime

Appelée la «Cuitat» par ses habitants

Lumière et ombre dans ses ruelles ancestrales

Musées, patios et cathédrale monumentale

Ainsi tu t’offres à tes visiteurs

Des champs d’amandiers et d’orangers

Et des plantations d’oliviers

Mallorca, île de paix sous un soleil ardent

Aux mille facettes tellement méconnues

Llucmajor et son église abritant la dépouille du roi vaincu

Les terrasses plongeant vers la mer azur à Banyalbufar

Oraisons et pèlerinages au Monastère de Lluc

Rêvons aux rythmes des préludes de Chopin à Valldemosa

Chaque ville, chaque village recèle des trésors

A toi, mon île, mon paradis, ma vie.


M.M. – 27 octobre 2004


 

Pourquoi cette douleur ?


Pourquoi cette douleur ?


Jamais je n'ai ressenti ça

Avant de te connaître,

Lancinante et si grande douleur...

On essaie de lutter pour ne plus souffrir,

Une quantité innombrable de fois,

Sans parvenir à faire taire ce chagrin.

Il faudrait si peu pour être rassurée

Et profiter pleinement de nos doux moments.


M.M. – 26 octobre 2004